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Difficile à croire jusqu’à ce que vous l’expérimentiez


Il existe de nombreuses techniques pour attraper les rois des prédateurs et des percidés.

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L’une des approches les plus largement utilisées pour déjouer le doré jaune est la pêche à la traîne avec un devon. Cela fonctionne aussi bien pour le brochet. On monte simplement un crankbait qui inspire confiance, on le renvoie et on le laisse nager en espérant faire réagir de beaux spécimens.

Un professionnel

Thierry Rimbault, originaire de Lyon en France, a étudié la biologie marine avec une spécialisation dans les pathologies des poissons et la pisciculture. Il a également obtenu son brevet européen de moniteur de guide de pêche.

Ce scientifique, qui a toujours aimé les opérations de terrain, a immigré au Québec en 2000. Passionné de pêche, il a repris son travail de guide à temps plein en 2005.

Le saviez-vous ?

« Les amateurs de ouananiche et de maskinongé pêchent depuis longtemps dans le bouillon du moteur, car ce dernier donne l’impression, par sa configuration visuelle, qu’il s’agit d’un banc de vairons, soutient Thierry. Les bulles d’air générées par l’hélice et le son linéaire et continu, que les prédateurs entendent depuis de longues minutes et qui se rapproche d’eux, aiguisent leur curiosité. »

« Lorsqu’un moteur brasse les herbiers, cela a pour effet de disperser les vairons et le plancton et ainsi de stimuler fortement les différents spécimens et tous les poissons à la base de la chaîne alimentaire. Il soulève également les sédiments se trouvant sur le fond. Il faut comprendre que le bourdonnement d’un hors-bord n’effraie pas les poissons », insiste ce diplômé en biologie marine.

Nouvelle approche

Depuis près d’une décennie maintenant, M. Rimbault peaufine sa technique, qu’il appelle la pêche à la traîne courte. Cette approche consiste à suivre les structures rocheuses ou végétales adjacentes aux bassins et présentant un leurre court et trapu, plongeant entre 6 et 8 pieds. Vous serez certainement surpris d’apprendre qu’il utilise ces doigts pour viser des profondeurs de 3 ou 4 pieds au maximum ! En effet, le principe de la pêche à la traîne courte est d’utiliser un leurre qui descend deux fois plus profond que la profondeur à exploiter.

Pour y parvenir, il nage ses offrandes à moins de 30 pieds derrière le bateau et s’assure de positionner la pointe, communément appelée le bout de la canne, le plus près possible de la surface. Ainsi, en ayant la quasi-totalité du fil immergé sous l’eau, l’impact des attaques est atténué.

« L’assaut est souvent foudroyant et surprenant. C’est important de se rendre compte qu’on est très près de l’action », précise le guide.

Afin de maintenir les présentations utilisées dans la zone d’attaque ciblée, Thierry rappelle fréquemment à sa clientèle qu’il ne faut pas relever la canne lors des passages en traîne, sinon, pour chaque pied au-dessus du niveau de l’horizon, vous handicapez la plongée de six pouces.

Équipement

Thierry utilise des cannes à pêche à action parabolique moyennement rigides de 6,6 pieds et pas seulement des pointes, pour mieux absorber les chocs. Ses bobines de taille 2500 sont remplies de super ligne de résistance de 15 livres. Il noue ensuite des bas de ligne invisibles en fluorocarbone de 25 lb/test pour limiter les abrasions causées par les dents de poisson ou les contacts répétés avec le fond. Un clip Duolock n°1 permet de changer facilement de leurres sans gêner leurs mouvements.

Côté imitations de petits poissons, il utilise Rapala, Sakura, GIB Custom Baits d’un artisan de Trois-Rivières, Gunki, BM, Bandit Lures, Cotton Cordell, etc. Les couleurs vives et criardes sont excellentes dans les eaux sombres. Par temps ensoleillé ou dans des eaux translucides, il privilégie les teintes métalliques, naturelles ou écrevisses.

Résultats

Le 27 juin dernier, nous avons rencontré Thierry Rimbault à la pourvoirie du Domaine du lac Saint-Pierre à Louiseville. À bord de sa puissante embarcation sécuritaire, nous avons navigué sur les eaux du lac Saint-Pierre jusqu’à l’archipel. J’ai été étonné de constater qu’en plein jour, nous tentions notre chance au milieu de baies peu profondes. Par la suite, nous avons longé des escarpements tapissés d’herbe.

Au total, en moins de quatre heures de pêche, mon partenaire et moi avons combattu cinq brochets juvéniles et trois un peu plus gros. Trois dorés de taille légale complètent notre carte de pêche. Bien qu’il encourage les prises gratuites, il prépare votre poisson à la demande en fin de journée.

Étonnante

Au printemps, lorsque les carnassiers se prélassent au fond, sur le tapis d’herbe, ce guide expérimenté utilise une autre méthode qu’il a mise au point et qui, à première vue, semble totalement extravagante : l’extra trolling short.

Je vous ai dit, dans les paragraphes précédents, que M. Rimbault utilise des leurres capables de plonger deux fois plus profondément que la profondeur exploitée. Imaginez, pour la traîne extra courte, il utilise un crankbait s’enfonçant trois à quatre fois plus profondément que la zone ciblée. Lorsqu’il explique à ses clients qu’ils n’ont qu’à utiliser neuf pieds de cordage derrière le bateau, on lui demande souvent s’il s’agit d’une blague. Les résultats démontrent cependant l’efficacité de son approche peu orthodoxe.

Pour en savoir plus sur les services offerts par ce sympathique guide, qui offre aussi son expertise pour d’autres espèces aux lacs Mégantic, Mékinac et des Piles ainsi qu’au réservoir Gouin et à la rivière Saint-Maurice, composez le 819 531-1839 ou visitez le placer www.guidepechethierry.com



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