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Deux leaders anti-masques se voient refuser l’entrée au palais de justice


Le militant anti-vaccins François Amalega Bitondo, l’un des leaders du mouvement québécois d’opposition aux mesures sanitaires, a refusé vendredi d’entrer au palais de justice de Montréal pour défendre sa cause parce qu’il n’accepte pas le port du masque, obligatoire dans les couloirs et les salles d’audience.

Publié à 17h11

Deux leaders anti-masques se voient refuser l’entrée au palais de justice

Isabelle Ducas
La presse

En conséquence, l’homme de 43 ans a été condamné à deux reprises, par défaut, à deux amendes de 1 000 dollars, plus 500 dollars de frais, pour avoir enfreint le couvre-feu en janvier 2021. Il ne s’agit pas de ses premières condamnations.

« Je voulais entrer ce matin, mais le constable m’a dit que c’était impossible sans masque et qu’il fallait attendre dehors », a expliqué M. Amalega Bitondo, rencontré devant le palais de justice. « J’ai été empêché d’aller défendre mes droits. »

Il a réitéré son opposition aux mesures sanitaires, affirmant que le masque était inutile et comparant le gouvernement de François Legault au régime d’Hitler.

Lors de deux audiences distinctes, une le matin et une autre l’après-midi, des agents du Service de police de la Ville de Montréal sont venus expliquer au tribunal que François Amalega Bitondo menait des manifestations contre le couvre-feu en janvier 2021, sur le Plateau Mont-Royal, alors que ils lui ont remis des contraventions pour non-respect des mesures sanitaires.

Lors d’une de ces arrestations, le leader anti-masque a d’abord refusé de s’identifier et s’est allongé par terre, peu coopératif avec la police.

Le juge de paix Pierre-David Cyr a noté, avant le prononcé de la peine, que M. Amalega Bitondo aurait pu prendre des dispositions pour comparaître par vidéoconférence, puisque toutes les salles d’audience sont maintenant équipées de cet équipement.

François Amalega Bitondo, qui a déjà cumulé plus de 40 000 dollars d’amendes pour non-respect des mesures sanitaires, a déclaré en entrevue qu’il n’avait pas l’intention de payer ces amendes, mais qu’il serait prêt à faire des travaux d’intérêt général, comme faire du bénévolat à des écoles où il pourrait « apprendre aux enfants comment sortir de la situation actuelle dans laquelle le gouvernement les place ».

Une visière plutôt qu’un masque

Un autre leader anti-masque, Mario Roy, devait également comparaître devant le tribunal vendredi, mais a fait demi-tour lorsque le personnel de sécurité du palais de justice lui a demandé de se couvrir le visage. M. Roy ne portait qu’une visière en plastique transparent.

Deux leaders anti-masques se voient refuser l’entrée au palais de justice

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES DE PRESSE

Mario Roy

« On me dénie le droit constitutionnel de comparaître en cour avec une visière », a dénoncé Mario Roy, qui a comparu par visioconférence, alors qu’il était dans sa voiture avec son cellulaire. « Je ne peux pas respirer avec un masque. »

Mario Roy, qui prétend que la justice québécoise participe à un « réseau d’enlèvement d’enfants », doit se défendre d’accusations de harcèlement criminel contre une personne associée à la justice. Il aura droit à un procès de plusieurs semaines devant un jury ce printemps.

Il devra faire face à un autre procès, avec cinq autres militants du groupe Les Farfadaas, pour le blocage du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine en mars 2021.



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