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Bourse Entreprise

Des entrepreneurs réticents à la facturation obligatoire


Les entrepreneurs en rénovation disent vouloir s’attaquer au travail au noir, mais ils hésitent à voir Revenu Québec imposer son nouveau système de facturation à leur industrie de 41 milliards de dollars.

« Revenu Québec souhaite faciliter le respect des obligations fiscales dans le secteur de la rénovation résidentielle », a expliqué le Enregistrer Mylène Gagnon, porte-parole de l’organisme.

Pour y parvenir, Revenu Québec consultera le mois prochain des entrepreneurs pour connaître leurs préoccupations face à la « facturation obligatoire ».

Mais après deux comités consultatifs avec des représentants de l’industrie, le moins que l’on puisse dire, c’est que le secteur n’est pas enthousiaste à l’idée.

« Le travail au noir nuit à l’industrie et il faut trouver des solutions pour l’endiguer, mais on ne voit pas en quoi un module d’enregistrement des ventes (MRV) va aider », déplore David Dinelle, directeur de la communication à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

« Ce n’est pas le meilleur moyen de lutter contre le travail au noir en ce moment », insiste-t-il.

Selon lui, ce nouveau système n’améliorerait en rien la facturation et ne ferait qu’ajouter une couche de lourdeur bureaucratique pour les entrepreneurs honnêtes.

Plus d’inspecteurs !

Les derniers jours, Le journal rencontré des entrepreneurs qui se disaient favorables à la mise en place du SRM, mais la plupart étaient contre.

« Il y a un système qui encadre déjà la construction : la Régie du bâtiment (RBQ) », note Colin Beauséjour, propriétaire de l’entreprise du même nom.

Pour l’entrepreneur de 29 ans qu’il a rencontré à la sortie d’un Home Depot de Longueuil, il faut agir contre le travail au noir, mais le Québec s’en sort mal.

« La RBQ devrait avoir beaucoup plus d’inspecteurs sur les chantiers, bien plus que d’avoir un système électronique », croit-il.

Selon lui, ce nouveau système de facturation risque de pénaliser les entrepreneurs dans leur entreprise comme lui. « Combien cela va-t-il nous coûter ? » se demanda-t-il à haute voix.

« Pour le salaire d’un charpentier-menuisier qui travaille 40 heures par semaine et qui touche environ 800 $, cela me coûte entre 2 400 $ et 2 600 $. Je paie la Commission de la construction du Québec (CCQ), la CNESST, la RBQ, les caisses de retraite », énumère-t-il.

La facture transmise au client

Pour le jeune entrepreneur, les frais du MEV, qui viendront s’ajouter à ceux de l’immatriculation, des assurances, de la main-d’œuvre et des matériaux, seront répercutés sur les clients.

«Je comprends qu’il y a beaucoup de gens qui partent au noir parce qu’ils ne veulent pas s’emmêler. Il y en a de très mauvais, mais il y en a aussi de bons qui ne veulent tout simplement pas récupérer cette machine », a-t-il conclu.

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