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Nouvelles locales

« Depuis tout petit, j’ai la passion du ballon »

La Croix l’Hebdomadaire : Qu’est-ce qui te fait te lever le matin ?

Christian Sellier : Mon objectif quotidien est de mener à bien les missions pour lesquelles l’entreprise compte sur moi, avec la perspective de rencontrer des visages familiers et de pouvoir discuter avec eux dans les couloirs. Je suis arrivé ici chez Bayard (l’éditeur de La croix l’hebdomadaire) à vingt ans, j’ai connu les anciens locaux du centre de Paris, le déménagement à Montrouge en 2008, les changements de direction, j’ai le sentiment d’avoir grandi avec l’entreprise.

J’ai fait de belles rencontres entre ces murs et, même si j’ai la possibilité de prendre ma retraite parce que j’ai assez cotisé, pendant cinq ans j’ai refusé de le faire. En novembre 2020, ma mère nous a quittés. Huit mois plus tard, mon compagnon la rejoint… Ce fut une période très difficile à traverser. Le travail me permet de garder un équilibre, un cap.

Au travail, comment ça se passe ?

CONTRE . S. : Tous les jours sont similaires mais différents. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire… Bien sûr le travail se répète jour après jour, surtout après quarante-sept ans, mais il y a toujours des imprévus, des nouveautés.

En tant que superviseur, je m’occupe de la distribution du courrier, de sa réception au quai de livraison, de l’aménagement des salles de réunion et également de l’organisation d’événements comme le Salon de Montreuil. (Salon du livre et de la presse jeunesse, ndlr) ou celle des personnes âgées.

Je connais presque tout le monde dans l’entreprise et je pense pouvoir dire que presque tout le monde me connaît. C’est gratifiant. C’est un peu comme à la maison ici, j’huile les rouages ​​! (Il sourit.)

A qui faites-vous confiance ?

CONTRE . S. : Je fais confiance à mes collègues, Stéphane, Moftahou, Nicolas et Éric (il les désigne dans la salle des coursiers). Pour certains, je les connais depuis vingt ans. Avoir confiance dans les personnes que vous rencontrez chaque jour est précieux. Mais en général, je crois qu’il faut d’abord faire confiance aux gens en espérant qu’ils l’honoreront en retour.

Bien sûr, vous pouvez toujours être déçu, mais c’est la vie. Des jeunes en stage ou en début de carrière, j’en ai vu des tonnes. Je suis incapable de donner un chiffre, mais près d’une centaine, c’est certain. Je leur ai fait confiance à tous, il faut donner une chance aux gens.

Une scène vous a-t-elle marqué récemment ? Dites-nous.

CONTRE . S. : Bien sûr, l’invasion de l’Ukraine m’a choqué, mais je pense que tout le monde le fait. L’état du monde est inquiétant, on reproduit les mêmes erreurs qu’au début du XXe siècle. Le problème c’est que ces conneries de guerre, on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça s’arrête.

Cependant, je ne pense pas qu’il faille trop s’inquiéter. Vous savez, la peur n’évite pas le danger.

En dehors du travail, qu’est-ce qui vous passionne ?

CONTRE . S. : Dès mon plus jeune âge, j’ai eu une passion pour le ballon. Surtout pour le foot, ça me parle, ça me fait vibrer. Quand j’étais gamin dans les années 1960, quelques matchs passaient à la télévision, et un jour je suis tombé sur un match de l’AS Saint-Étienne. C’était juste avant leur grande épopée européenne : il y a eu Jean-Michel Larqué, Aimé Jacquet, Bernard Bosquier… (Il cite les noms des joueurs un par un, les désignant sur un calendrier de l’époque.) Je suis tombé amoureux de cette équipe.

Puis, pendant mon service militaire, j’ai assisté à la demi-finale de la Coupe d’Europe qui les opposait aux Allemands du Bayern Munich dans le Stade Olympique. Un souvenir incroyable. Le foot c’est aussi ça, les voyages et les gens qui se rencontrent à travers le monde.

En tant que passionné, que vous inspire cette édition 2022 au Qatar ?

CONTRE . S. : Ce n’est pas la première fois qu’une Coupe du monde suscite des interrogations. En 1978, nous sommes allés en Argentine quand la dictature des généraux a massacré le peuple. Le Qatar est blâmé pour l’argent qu’il déverse, mais l’augmentation massive des salaires des joueurs professionnels n’est pas due aux Qataris.

C’est le travail de la Cour de justice de l’Union européenne et l’arrêt Bosman en 1995 (du nom du footballeur belge Jean-Marc Bosman, elle interdit, dans les clubs professionnels, les quotas d’athlètes de l’Union européenne ou des pays ayant signé des accords de coopération avec elle, NDLR). Le football c’est comme ça maintenant, c’est un business.

La question du boycott n’est plus d’actualité. En 2010, le Qatar a été nominé pour de bonnes ou de mauvaises raisons, mais maintenant les stades sont en construction. Vous auriez dû poser la question en premier. Ce que l’on peut espérer après, c’est que les conditions des travailleurs au Qatar s’améliorent. Je pense qu’il est important de regarder cette Coupe du monde, d’en faire une fête et de laisser les enfants profiter des magnifiques joueurs présents en ce moment.

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