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Deep Purple : Steve Morse quitte le groupe


Épuisé! Samedi 23 juillet, le « plus grand groupe de rock’n’roll du monde », The Rolling Stones, s’est arrêté à l’hippodrome de Longchamp pour l’étape parisienne de leur tournée. Soixante, célébrant leurs 60 ans de carrière. Un concert qui restera dans l’histoire.

55 000 personnes, la capacité maximale de l’hippodrome, toutes les places vendues, un soleil radieux, des bières à 8,50 euros et une ambiance imparable : Le Rock’n’roll Circus est en ville et tout le monde le sait. Dès la sortie du métro, les flèches permettent de rejoindre l’hippodrome parisien qui les avait déjà accueillis en 1995, lors du tour Salon vaudou… Et pour ceux qui s’en souviennent, la météo – une tempête redoutable – n’était alors pas exactement au rendez-vous. Loin de tout cela en ce samedi 23 juillet. Le soleil brille et les Rolling Stones sont là et, après avoir rassasié d’énergie leur public lyonnais trois jours plus tôt, c’est à Paris qu’ils s’arrêtent pour l’avant-dernière date de Soixanteville où ils ont déjà joué 35 fois comme rappelé Mick Jagger lui-même sur la scène de l’hippodrome et où ils donnèrent leur tout premier concert à l’Olympia, en 1964. C’était il y a 58 ans. Deux ans plus tôt, le 12 juillet 1962, ils faisaient leurs débuts à Londres, au Marquee Club. Et depuis, quelle route ! 60 ans… Quoi qu’en disent les grincheux et les blasés. Les Stones c’est toujours quelque chose, et mieux, quelque part, ça se mérite !

Un statut de « plus grand groupe de rock’n’roll du monde » ne s’acquiert pas par hasard et c’est à travers un répertoire devenu mythique et des concerts incendiaires qu’ils se sont taillé cette réputation et gagné leur titre, qu’ils mettent en jouer tous les soirs, à chaque concert. Et le concert d’aujourd’hui ne fait pas exception. Mick, Keith et Ronnie ont dû rappeler à quel point ils forment la bande originale d’une vie de trois générations, comme en témoigne la variété du public, heureux septuagénaires – voire octogénaires – ou adolescents en T-Shirts avec la fameuse langue créée par John Pasch en 1970.

Après la première partie envoyée par le blues-rocker Ayron Jones, qui entre compositions propres et hommage à Hendrix, a chauffé le public. 30 minutes plus tard, le mini film hommage à charlie watts, a disparu le 24 août, avant d’entendre la fameuse voix se lancer dans le sound system « Ladies & gentlemen, The Rolling Stones ». Mouvement de foule, il se rassemble vers les crashbars puis résonne les premiers accords de « Street Fighting Man » envoyés par un Keith Richards très en forme. Puis Mick Jagger arrive, c’est l’explosion. La voix est là, les guitares aussi, la rythmique assurée par Darryl Jones et Steve Jordan – le batteur choisi par Charlie justement pour le remplacer lors de la tournée américaine à l’automne dernier – envoie du bois. C’est parti pour deux heures d’un spectacle intense, au final sobre en effets spéciaux – trois écrans géants aux habillages inventifs, un détour découpé de la scène reprenant les lignes du célèbre logo-langue. Les titres s’enchaînent sans temps morts, ça joue fort, très fort et même très bien. Les Glimmer Twins s’entendent à merveille, Ronnie multiplie les solos et les guitares, ça riffs, Jagger court d’un bout à l’autre de la scène haranguant le public qui en redemande. Comme à son habitude, il joue Monsieur Loyal, présente les musiciens, et surtout plaisante, dans son français caractéristique, notamment sur le fait d’être venu à Longchamp à vélo, en compagnie d’Anne Hidalgo !

Affiche officielle du concert parisien

Côté répertoire, si désormais « Brown Sugar » est blacklisté, il reste encore un stock de chansons imparables, voire des hymnes, dont « Jumpin’Jack Flash » plein d’énergie, « Miss You » qui fera danser la foule, « Wild Horses » et « You can’t Always Get What You Want » ralentiront momentanément le tempo, avant d’entendre pour la première fois « Ghost Town », la chanson sortie pendant le confinement 2020, et dernier single en date. Keith chantera ses deux titres fétiches, le très acoustique « You’ve Got The Silver », bluesy à souhait avec Ronnie au slide et l’imparable « Happy » où Ronnie troque son slide pour un lap steel. D’autres temps forts de ce salon ? La réinterprétation dantesque de « Paint It Black » ou le fantastique « Gimme Shelter » envoyé avec une rare conviction et qui se terminera en duo avec Sasha Allen, sa redoutable choriste dont la voix rappelle celle de Tina Turner. Le backing band donne tout, que ce soit l’incontournable choriste Bernard Fowler, l’incontournable Chuck Leavell avec Matt Clifford aux claviers, et enfin, Karl Denson avec Tim Ries aux cuivres. Le son est aussi presque parfait. Côté curiosités, on saluera la reprise plus que légitime de « Like A Rolling Stone », de Bob Dylan, qu’ils avaient intégrée à leur répertoire en 1995 et jouée notamment le 3 juillet de ce même jour à l’Olympia de Paris. , avant de finir par faire un duo avec le Zim lui-même, trois semaines plus tard, le 27 juillet 1995, à Montpellier.

Set List The Rolling Stones Paris 2022

Bois de Ronnie

Les setlists – dessinées chaque soir par Ronnie lui-même et postées par le guitariste sur les réseaux sociaux – ont changé allègrement sur Soixanteet s’ils n’ont chanté que 19 titres à Paris, sur la trentaine recensés lors de cette tournée lancée à Madrid le 1er juin et dont il ne reste plus que deux dates, les Stones ont réalisé un parcours sans faute, malgré le Covid attrapé par Sir Mick le jour avant son arrivée à Amsterdam, obligeant le groupe à déplacer la date hollandaise.

Des souvenirs restent dans la tête, une ambiance incroyable pour cette célébration du rock qui se terminera par une excellente version de « Sympathy For The Devil » avec Mick virevoltant dans une redingote rouge pailletée avant de conclure par « Satisfaction ». Un moment ô combien vintage mais tellement actuel, et on reste heureux de voir que nos fringants bientôt octogénaires – Mick aura 79 ans le 26 juillet et Keith le 18 décembre – continuent, malgré tout, d’incarner le rock, et ce, pour l’éternité.

set list

  • Homme de combat de rue
  • 19e dépression nerveuse
  • Dé culbutant
  • Comme une pierre qui roule
  • hors du temps
  • Chevaux sauvages
  • Vous ne pouvez pas toujours obtenir ce que vous voulez
  • Vivre dans une ville fantôme
  • Honky Tonk Femmes
  • Vous avez l’argent (Keith Richards solo)
  • Heureux (Keith Richards seul)
  • Vous me manquez
  • Rambler de minuit
  • Peint le en noir
  • Demarre-moi
  • Donnez-moi un abri
  • Saut Jack Flash

Rappels

  • Sympathie pour le diable
  • (Je ne peux pas obtenir non) Satisfaction

Belkacem Bahlouli

Grb2

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