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Déclasser les prévisions de croissance : voici pourquoi

Les révisions à la baisse des prévisions de croissance économique du Maroc pour cette année se poursuivent. Après le FMI, la Banque mondiale et Bank Al-Maghrib, c’est au tour de l’agence de notation Fitch de revoir ses projections, en raison de l’impact négatif de la variante Omicron sur la mobilité et l’industrie du tourisme. , entre autres.

Les révisions à la baisse des prévisions de croissance de l’économie marocaine pour cette année se multiplient, ainsi que de l’activité mondiale dans son ensemble. La dernière en date vient de l’agence de notation Fitch, qui table désormais sur une croissance du PIB marocain de 3,2% contre une prévision initiale de 3,4%. Une révision que l’agence attribue à « l’impact négatif de la variante Omicron sur la mobilité et l’industrie du tourisme ». Fitch note que les mesures prises par le Maroc pour lutter contre la propagation de la pandémie sont parmi les plus strictes de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), ce qui a permis de contenir la vague actuelle. Cependant, ces mesures nuiront à la confiance des consommateurs et au tourisme, a-t-elle noté, affirmant que l’activité économique aura besoin de temps pour reprendre après la levée des restrictions. Cela dit, l’agence de notation estime que la croissance continuera de bénéficier d’un solide soutien gouvernemental.

Le FMI a également revu à la baisse sa prévision de croissance pour le Maroc en 2022 de 3,1% annoncée dans ses « Global Growth Forecasts », publiées lors des réunions d’automne l’an dernier, à 3% publiées en décembre dernier suite aux dernières consultations du Fonds pour 2021, en vertu de l’article IV. De même, la Banque mondiale s’attend à ce que le Maroc enregistre une croissance économique de 3,2% pour cette année, contre 3,4% précédemment prévu. Une révision que l’institution de Bretton Woods explique par un possible ralentissement de la production agricole nationale. Bank Al-Maghrib (BAM) a pour sa part abaissé sa prévision de croissance du PIB cette année à 2,9% annoncée le 21 décembre lors de la dernière réunion trimestrielle de son conseil d’administration, après une prévision de 3% en octobre 2021.

La Banque centrale estime qu’au cours de cette année et de l’année prochaine, « le rythme de l’activité restera largement dépendant de l’évolution de la situation sanitaire au niveau national et international et des restrictions que les autorités pourraient être amenées à mettre en place. BAM prévoit que la valeur ajoutée des activités non agricoles continuera à s’améliorer au rythme de 3,2% en 2022 et 3,4% en 2023 et, sous l’hypothèse de récoltes céréalières moyennes de 75 MQx par an, celle de la secteur diminuerait de 2,8% en 2022 et augmenterait de 2% en 2023. Quant au Haut Commissariat au Plan (HCP), il n’a pas encore dévoilé ses prévisions pour cette année.A noter que le HCP publie régulièrement ses prévisions pour l’année en cours. année au cours du mois de janvier dans le cadre du budget économique prévisionnel.



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