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Nouvelles locales

Début du procès de Rédoine Faïd, évadé de prison par hélicoptère en 2018

Le braqueur récidiviste Rédoine Faïd, 51 ans, a comparu mardi devant la justice judiciaire de Paris pour sa spectaculaire évasion de la prison de Réau en hélicoptère en 2018. Il est notamment poursuivi pour « récidive d’évasion en bande organisée » et « détournement d’avion ».

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Une évasion de la prison de Réau en dix minutes en hélicoptère. C’était en 2018, et c’est pour ces faits que le braqueur récidiviste Rédoine Faïd a comparu, à partir du mardi 5 septembre, devant les assises de Paris. Son procès débutera dans la matinée au palais de justice historique de Paris, sur l’Île de la Cité, sous haute sécurité.

Il y est jugé jusqu’au 20 octobre, notamment pour « évasions répétées en bande organisée » et « détournement d’avion », avec 11 autres personnes soupçonnées de l’avoir aidé à préparer ou à réaliser cette évasion, ou de l’avoir assisté pendant les trois mois passés sous surveillance. la course qui a suivi.

Parmi eux, cinq membres de sa famille : Rachid, 65 ans, grand frère et supposé « leader » de l’organisation, et Brahim, 63 ans, qui était au parloir avec Rédoine Faïd le 1er juillet 2018 vers 11 heures. lorsque le commando armé fait irruption dans les airs au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne). Sont également jugés trois neveux, dont l’un a été identifié par les enquêteurs comme membre de l’équipe venue exfiltrer le voleur.

L’évasion avait duré dix minutes. Profitant de l’absence de lignes de sécurité – elles ont depuis été installées – un commando de trois hommes cagoulés a atterri à bord d’un hélicoptère, détourné sous prétexte d’un premier vol, dans la cour d’honneur de la prison.

Alors qu’un homme restait à bord de l’Alouette II, son arme pointée sur la tête du pilote, les deux autres étaient partis en lançant des fumigènes. L’un montait la garde, Kalachnikov à la main, tandis que le second, portant un brassard « policier », utilisait une meuleuse pour briser les serrures du couloir menant aux parloirs, où se trouvaient Rédoine Faïd et son frère Brahim.

Libéré, le braqueur, « très calme », s’est dirigé « tranquillement » vers la sortie, selon des témoins. L’hélicoptère est reparti sans aucun coup de feu.

«Toujours debout» malgré des mesures de sécurité drastiques

Après trois mois de cavale, et des informations sur une figure masculine sous le niqab à Creil (Oise), la commune où il a grandi, Rédoine Faïd y a été arrêté le 3 octobre 2018 à 4 heures du matin au domicile d’un ami d’un neveu. Cela sera jugé à leurs côtés.

A l’approche de l’audience, Rédoine Faïd est « serein, combatif », « toujours debout » malgré des mesures de sécurité drastiques en détention, affirme l’une de ses avocates, Me Marie Violleau. Durant l’enquête, il est resté silencieux, comme ses proches, sauf pour regretter de les avoir impliqués dans cette affaire.

Son frère Rachid Faïd vient d’expliquer pourquoi il avait « décidé » de participer : « Les raisons, c’est le cumul des peines. C’est une condamnation à mort. »

Avant même l’ouverture de ce procès, où Rédoine Faïd risque la perpétuité en raison de sa récidive, sa sortie de prison était prévue pour 2046.

Braquages ​​et attaques de fourgons blindés

Celui qui a commencé les braquages ​​vers l’âge de 18 ans est resté sous les radars jusqu’en 1995-1997, où il a commencé des braquages ​​avec des prises d’otages à son domicile, avant de passer aux attaques de fourgons blindés.

Des attentats qu’il préparait depuis des semaines, dans les moindres détails, raconte-t-il dans son autobiographie, publiée en 2010 alors qu’il était en liberté conditionnelle et jurait sur les plateaux télé qu’il avait « tourné la page » du crime organisé.

Rédoine Faïd a notamment été condamné à 12 ans de prison pour ses activités de « charcutier » de banquiers et bijoutiers et à 15 ans de prison pour l’attaque d’une camionnette à Villepinte en 1997.

En 2018, il a été condamné en appel à 25 ans de prison pour son rôle d’« organisateur » d’un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marl). .

Quelques années plus tôt, en 2013, il avait fait la Une des journaux pour une précédente évasion spectaculaire de la prison de Sequedin (Nord), après avoir pris en otage quatre gardiens et détruit cinq portes à l’explosif. Il a été retrouvé un mois et demi plus tard.

Avec l’AFP


France 24

Ray Richard

Head of technical department in some websites, I have been in the field of electronic journalism for 12 years and I am interested in travel, trips and discovering the world of technology.
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