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CHIFFRES COVID.  Bilan du Covid-19 en France, mercredi 12 janvier 2022


COVID-19 FRANCE. Après le niveau record atteint mardi, le bilan du Covid en France affiche encore près de 362 000 cas ce mercredi soir. 246 décès sont à déplorer à l’hôpital en 24 heures…

Le dernier bilan du coronavirus en France fait état ce mercredi 12 janvier de 361 719 cas supplémentaires en 24 heures. L’un des chiffres les plus élevés depuis le début de l’épidémie. C’est 6 430 cas de moins qu’hier, une journée record, mais 29 467 de plus que mercredi dernier. La moyenne sur 7 jours passe à 287 604 cas recensés quotidiennement contre 283 394 hier et le taux d’incidence à 2 810,96 cas pour 100 000 habitants en France aujourd’hui (2 799,47 hier). Le nombre de décès enregistrés en 24 heures à l’hôpital est 246 morts (hors Ehpad), 22 de moins qu’hier et 3 de plus que mercredi dernier.

Dans les hôpitaux, il existe actuellement 23 889 patients hospitalisés pour Covid-19, en hausse de 518 par rapport à hier, tandis que 3 985 personnes sont en soins intensifs ou 16 de plus. Au cours des dernières 24 heures, 2806 patients ont été hospitalisés, soit 343 de moins que la veille et 323 de plus par rapport à mercredi dernier. 381 admissions en réanimation ont été enregistrées, 111 de moins qu’hier et 15 de moins que mercredi dernier.

Voici les dernières données officielles disponibles sur le Covid-19 en France selon les bilans quotidiens de Santé Publique France et Data.gouv, à partir des données des tests SI-DEP, des données hospitalières et des retours d’expérience des établissements médico-sociaux, dont les Ehpad. De nombreux détails sont nécessaires pour bien comprendre ces chiffres. Ils sont détaillés sous le tableau :

Voici le nombre de cas de Covid-19, décès, hospitalisations, réanimations et guérisons observés plus ou moins par rapport au bilan précédent (généralement la veille). Dernières données disponibles en France selon les rapports quotidiens de Santé Publique France et Data.gouv :

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A partir des données quotidiennes sur le coronavirus en France, nous avons élaboré plusieurs courbes qui nous permettent d’observer l’évolution du virus en fonction du nombre de cas confirmés, du nombre d’hospitalisations et de patients en réanimation, du nombre de décès à l’hôpital et total décès et le nombre de retours à domicile, assimilés à des guérisons.

Pour chaque graphique, la courbe représente le total (ex : total des cas, hospitalisations en cours) tandis que les barres correspondent aux évolutions quotidiennes (soldes des hospitalisations chaque jour, nouveaux décès, etc.).

Détails sur le nombre de cas : Santé publique France précise que « les données peuvent être très variables selon les activités de dépistage (réduction des activités le week-end par exemple, baisse mécanique du nombre de cas le lundi) et les délais de rendu des résultats » (généralement 24h à 48h). Plusieurs changements dans le mode de comptage des tests positifs auraient également pu perturber le comptage des cas :

  • Le gouvernement et Santé publique France ont changé leur méthode de collecte des données sur les résultats des tests mi-mai 2020, avec le projet SI-DEP. Les chiffres enregistrés avant et après le 13 mai 2020 ne sont donc pas tout à fait comparables. Tant la quantité que la nature des tests effectués ont considérablement changé. De quelques milliers de tests au tout début de l’épidémie, la France est passée à plus d’1 million de tests chaque semaine puis à 2 millions début novembre 2020, impactant forcément les chiffres. Par ailleurs, au plus fort de la première vague, en mars/avril 2020, les tests concernaient principalement des personnes gravement malades, généralement admises à l’hôpital, mettant de côté tous les patients peu ou pas symptomatiques. Le nombre réel de cas de Covid-19 en France était donc assez significativement supérieur au nombre estimé de cas confirmés durant cette période.
  • A la mi-novembre 2020, le nombre de tests positifs comprend, en plus des tests PCR, les résultats des tests antigéniques.
  • Une correction des doublons a été effectuée par Santé publique France le 20 mai 2021. Alors qu’il y a eu plus de 5,9 millions de cas en France depuis le début de l’épidémie, ce chiffre a été révisé à près de 5,57 millions, soit 348 846 cas de moins. Une correction très visible sur la courbe ci-dessus. Autres Des « incidents » sur les flux de données ont été signalés à plusieurs reprises par Santé publique France.

Précision sur les hospitalisations : Il faut bien distinguer ici l’évolution du nombre total de patients hospitalisés à un instant T et les nouvelles hospitalisations, c’est-à-dire les nouvelles admissions à l’hôpital chaque jour (brut). Dans un cas, il s’agit d’un solde, qui prend en compte les admissions, mais aussi les sorties de l’hôpital (guérison ou décès). Dans l’autre, on ne parle que de nouvelles admissions à l’hôpital ou en réanimation pour Covid sur une journée. Le week-end, les données hospitalières sont parfois extraites du site Géodes de Santé Publique France et ne sont pas des données consolidées.

Clarification sur le nombre de décès : Depuis mai 2020, Santé Publique France ne met plus à jour quotidiennement le bilan des EHPAD. Ce record a été remonté chaque semaine à la fin de l’été, puis plusieurs fois par semaine pour finalement se stabiliser à raison d’une ou deux fois par semaine. Nous avons donc préféré dans un premier temps effacer le nombre de décès quotidiens en Ehpad pour ne pas biaiser les graphiques. A la demande de plusieurs lecteurs, depuis le 13 novembre 2020, nous affichons à nouveau les mises à jour des décès en Ehpad (barres gris foncé) ce qui provoque des pics artificiels lors des mises à jour. Des erreurs et des corrections de données ont également été signalées à plusieurs reprises par Santé publique France depuis la mi-mars 2020 mais également observées fin 2021, conduisant parfois à des surestimations suivies généralement d’évolutions négatives du nombre de décès.

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Le ministère de la Santé calcule, à partir des données brutes, une série de statistiques sur la progression du Covid-19 dans le pays. Quatre indicateurs particulièrement importants sont présentés ci-dessous : le taux de positivité des tests RT-PCR, le taux d’incidence, le nombre de reproductions effectives et le taux d’occupation des lits de réanimation. Si le premier et le dernier sont aisément compréhensibles (pourcentage de tests positifs sur le nombre total de tests réalisés et pourcentage de lits de réanimation occupés en fonction des capacités initiales du pays), les deux autres méritent une définition.

Le taux d’incidence, représenté par la deuxième courbe, est considéré comme un indicateur clé de la virulence du virus. Il s’agit du nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR survenus au cours des 7 derniers jours. Ce chiffre est lié au nombre d’habitants, c’est-à-dire un taux exprimé pour 100 000 habitants.

Le numéro de reproduction (R) correspond au nombre moyen de personnes infectées par un patient. Si ce chiffre est supérieur à 1, cela signifie qu’une personne atteinte du Covid-19 infecte plus d’une autre personne en moyenne et donc que la maladie progresse.

Si vous ne voyez pas l’infographie, cliquez ici

Détails sur le taux de positivité et le taux d’incidence : Santé Publique France a changé sa méthode de calcul sur ses principaux indicateurs que sont le taux d’incidence et le taux de positivité des tests le 8 décembre 2020. L’ajout de tests antigéniques dans le premier indicateur a alors mécaniquement gonflé le résultat du calcul. . Le taux de positivité a considérablement baissé. La raison de ce temps vient du décompte des tests négatifs : si une même personne a effectué plusieurs tests dans les 60 jours et qu’ils sont négatifs, chacun d’eux est désormais compté. Auparavant, si une personne était testée négative plusieurs fois de suite dans les 60 jours, seul le premier test était compté. Ce n’est que lorsqu’il a été testé positif que sa situation a changé.

Santé publique France a expliqué dans un communiqué que cette nouvelle méthode de calcul s’est avérée plus précise car elle prend en compte la « prévalence du virus dans la population testée ». « Aujourd’hui, alors que l’épidémie se poursuit, il est fréquent qu’une même personne réalise plusieurs tests, surtout lorsque les précédents étaient négatifs. De plus, les connaissances ont évolué et le risque de réinfection, qui est aujourd’hui considéré comme très faible mais possible après 60 ans. jours, doit pouvoir être identifié », écrivait alors l’agence de santé.

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