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C’est mon budget vacances. Découvrez le patrimoine avec un « Greeter », guide bénévole


De grands blocs d’immeubles, entrecoupés de quelques immeubles haussmanniens se dressent dans le 13e arrondissement de Paris : ce n’est clairement pas le quartier le plus touristique de la capitale. Cependant, avec Thierry, la visite devient passionnante et très personnelle : « Je montre le quartier depuis 13 ans et j’y habite depuis 40 ans.« 

Thierry est un Greeter : un habitant qui fait découvrir sa ville, les rues qu’il traverse, les immeubles qu’il croise au quotidien. Une visite authentique, presque rien à payer. Devant l’ancienne boutique d’un cordonnier, Thierry s’arrête. « J’ai connu le mec : voilà les trous de son tabouret, il a passé sa vie dehors», dit-il en désignant le sol. « Il n’était pas gracieux : s’il voyait que nous nous arrêtions et regardions, il criait. Un jour, il ouvrit sa main et elle ne s’ouvrit plus jamais.« 

Puis, la promenade s’arrête devant une plaque commémorative, que la mairie a voulu retirer. Thierry s’est battu et a réussi à le conserver. Une anecdote, parmi des dizaines d’autres.

« Le principe est que vous faites visiter votre quartier aux gens comme s’il s’agissait d’amis ou de parents., décrit ce dur à cuire de 72 ans. Théoriquement, le visiteur ne choisit pas sa balade : il indique plusieurs dates auxquelles il est disponible, ses préférences, puis l’association Greeters Paris le met en relation avec un Greeter. « Nous ne sommes pas des guides, dit Thierry. Nous ne prenons que des groupes de six personnes maximum et nous sommes strictement bénévoles. »

En effet, les touristes ce jour-là, Catherine, Denis, Elise et Emmanuelle, n’ont pas grand-chose à débourser. Le principe est de faire un petit don à l’association. « Tu donnes ce que tu veuxexplique l’un des visiteurs. Un petit quelque chose pour le remercier. Car sinon en prenant un guide professionnel, vous enlevez de l’argent : c’est cher.« 

Comptez au moins une quinzaine d’euros par personne pour une visite d’une heure et demie avec un guide professionnel. Là, les Québécois ont versé un total de 20 euros à Thierry. Et ils passèrent une bonne partie de la journée avec lui.

Ce sont des choses que vous ne trouvez vraiment pas dans les livres d’histoire ou les guides touristiques.

Un touriste québécois

« je cherche l’histoireexplique l’un des voyageurs. On rencontre des gens intéressants et des personnages agréables ! On m’a proposé ce quartier que je ne connaissais pas, c’est la première fois que j’y mets les pieds !« Et il a aimé ça, semble-t-il : »Cela me fait sortir des sentiers battus.« 

On trouve des Greeters, justement, très loin des sentiers battus, par exemple aux Herbiers, dans les Pays-de-la-Loire, ou encore à Hanau-La-Petite-Pierre, dans les Vosges.



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