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Canadiens Nordiques – La rivalité: Michel Bergeron sur le point de diriger le CH


Imaginez le scénario ! Figure emblématique de la rivalité entre le Canadien et les Nordiques, Michel Bergeron a failli se retrouver derrière le banc du club montréalais après la démission de l’entraîneur-chef Pat Burns en mai 1992.

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C’est notamment ce que nous rappelle un des épisodes de la série documentaire Canadiens Nordiques – La rivalitéqui sera disponible sur la plateforme Vrai à partir du 29 novembre.

« C’était moi ou Jacques Demers, c’était évident », se souvient celui qui a passé deux séjours comme entraîneur des Nordiques, d’abord entre 1980 et 1987, puis lors de la saison 1989-1990.

Le directeur général Serge Savard, qui a également fréquenté l’école de Bergeron dans le quartier Rosemont, a longuement hésité après que la candidature du Tigre ait été poussée par Jacques Lemaire.

« J’étais sûr d’avoir le poste, j’étais prêt à bouleverser le Québec », a témoigné Bergeron, qui imaginait déjà Lemaire devenir son adjoint derrière le banc.


Le populaire hockeyeur a accordé une entrevue lors du tournage de la série documentaire Canadiens Nordiques – La rivalité.

Capture d’écran

Le populaire hockeyeur a accordé une entrevue lors du tournage de la série documentaire Canadiens Nordiques – La rivalité.

Savard avait fait le bon choix

L’état de santé de « Bergie », aux prises avec un problème cardiaque, avait contribué à faire reculer Savard et le Canadien. Et Demers a obtenu le poste pour mieux mener le CH à la Coupe Stanley en 1993.

« C’était un coup dur », avoue Bergeron dans la série documentaire.

« On dit que le temps arrange les choses », a précisé, avec sérénité, l’ancien entraîneur dans une interview accordée en marge du prochain lancement. Pendant deux ou trois ans, cela avait été difficile, mais en 1993, les Canadiens ont remporté la Coupe Stanley. Le choix de Serge Savard était donc le bon. »

« Jacques Demers a toujours été un ami, même si, à cette époque, nous étions en compétition, ajoute Bergeron. J’étais analyste lors de la conquête de 1993 et ​​je voulais que le Canadien gagne. J’étais content pour l’organisation et pour Jacques. »

C’est donc avec Demers derrière le banc des Canadiens que s’écrit le dernier grand chapitre de l’histoire de la rivalité entre Montréal et Québec alors qu’en 1993, les deux clubs se rencontrent pour la dernière fois lors des séries éliminatoires.

La série documentaire revient évidemment sur cet affrontement mémorable. La conquête de la Coupe Stanley, par Montréal, avait en effet débuté avec l’élimination des Nordiques, pourtant favoris, au premier tour.


Michel Bergeron avec l'ancien entraîneur canadien Jacques Demers, en 2015.

Photo d’archive

Michel Bergeron avec l’ancien entraîneur canadien Jacques Demers, en 2015.

Un mauvais virage signé « Carbo »

Si les exploits du gardien canadien Patrick Roy restent dans l’imaginaire, certaines situations plus coriaces auront aussi marqué le duel avec le Québec.

Un classique demeure la présence sur la glace de Mario Roberge qui, lors de la période d’échauffement du troisième match, avait empêché le gardien des Nordiques Ron Hextall de terminer sa routine en allant toucher le cercle de mise au jeu, à la hauteur de la Ligne rouge.

Guy Carbonneau, alors capitaine du CH, était au coeur du stratagème et en dévoile les détails dans le sixième épisode.

Psychologie 101

Le résultat de la série 4 sur 7, remportée en six matchs par le Canadien, aura évidemment contribué à faire de cette anecdote une légende. Les Nordiques avaient remporté les deux premiers matchs à Québec lorsque Roberge, dès le troisième match, avait écouté Carbo jouer dans la tête du gardien adverse.

« Il y a de la psychologie dans le hockey, c’est extraordinaire […] Quand un mec mange un bol de flocons d’avoine [avant un match] et qu’il marque trois buts, il mangera un bol de flocons d’avoine avant chaque match », résume Roberge, fier d’avoir contribué à déranger Hextall.

« Ron Hextall n’était plus le même depuis ce troisième match », a déclaré le défenseur canadien Patrice Brisebois.


« Le Tigre » était connu pour son caractère fougueux.

Photo d’archive

« Le Tigre » était connu pour son caractère fougueux.

« La rivalité était là »

Le brio de Roy et les qualités de motivation de Demers auront contribué au parcours du Tricolore, qui a ensuite défait les Sabres de Buffalo, les Islanders de New York et, en grande finale, les Kings de Los Angeles.

Près de 30 ans plus tard, l’élimination des Nordiques demeure toutefois un moment fort de cette conquête de 1993 chez les amateurs de hockey, tant à Québec qu’à Montréal.

« Les Nordiques étaient favoris pour nous battre, la rivalité était là, a dit Stéphan Lebeau. Quand on a éliminé les Nordiques, c’était notre première petite Coupe Stanley de 1993.

S’il fallait identifier un seul intervenant qui manque cruellement à la série documentaire Canadiens Nordiques – La rivalitéc’est Patrick Roy.

Il aurait été intéressant de l’entendre, notamment dans le sixième épisode concernant le parcours du CH en 1993.



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