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Politique

Bruxelles veut réduire de 15% la consommation de gaz dans l’Union

Si la Russie ferme complètement le robinet, l’hiver s’annonce difficile. S’approvisionner, s’approvisionner d’autres pays, ne suffira pas. Demain, notre gaz viendra davantage de Norvège, d’Algérie ou d’Azerbaïdjan, les contrats sont signés ou sont en passe de l’être, mais nous n’atteindrons jamais les 145 milliards de mètres cubes fournis par la Russie. Le développement des énergies renouvelables et du gaz naturel liquéfié ne compensera pas tout. Il faut jouer sur d’autres leviers, et donc se serrer la ceinture.
Entre août 2022 et mars 2023, Bruxelles souhaiterait réduire la consommation de 15 % dans l’ensemble de l’Union européenne par rapport à la consommation moyenne des 27 durant ces mêmes mois durant la période 2016-2021.

Les pays de l’UE devront mettre à jour leurs plans d’urgence d’ici la fin septembre pour montrer comment ils entendent atteindre cet objectif. Les recettes sont connues : dans les entreprises, les ERP et les locaux commerciaux, on fait comme à la maison, on baisse le chauffage. 19°C max. On ne travaille pas non plus trop la climatisation, 25°C minimum.

La Commission propose aux États de lancer de grandes campagnes d’information pour sensibiliser les particuliers, de mettre en place des incitations financières pour aider les industries à se tourner vers d’autres combustibles, de préférence la biomasse ou le biométhane plutôt que le pétrole, afin de ne pas accélérer davantage le réchauffement climatique. Mais la nécessité fait la loi. Les générateurs de secours diesel, par exemple, devraient pouvoir prendre en charge les centrales électriques « pendant au moins cinq jours ». Enfin Bruxelles met le paquet sur le nucléaire : la Commission devrait aujourd’hui proposer aux Etats qui veulent renoncer à l’atome de reporter la fermeture de leurs centrales.

Dans un premier temps, chaque État pouvait volontairement fixer un objectif. Mais si l’Europe devait faire face à une rupture brutale et totale de ses approvisionnements, Bruxelles souhaiterait que cet objectif devienne juridiquement contraignant… A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles.

Les diplomates européens se réuniront vendredi 22 juillet pour discuter du plan de la Commission, qui pourrait être modifié avant sa publication, en vue d’une approbation le 26 juillet lors d’un Conseil européen des ministres de l’Energie. Cette disposition ne fait pas l’unanimité. Les pays peu ou pas dépendants du gaz russe ne sont pas très chaleureux, tandis que ceux qui ont déjà réduit leur consommation comme l’Allemagne estiment que leurs efforts doivent être pris en compte.

Après un arrêt de dix jours pour maintenance annuelle, les livraisons de gaz via le gazoduc russe Nord Stream 1 vers l’Allemagne devraient reprendre le 21 juillet. Vraisemblablement à un niveau inférieur à la capacité maximale. Moscou fournissait 40 % du gaz de l’Union européenne avant son invasion de l’Ukraine, mais les flux vers l’Europe sont depuis tombés en dessous de 30 % de la moyenne 2016-2021.

L’idée de Bruxelles est d’envoyer un signal fort de sobriété énergétique. Parce que la Russie utilise du gaz »comme une arme» contre l’UE, en réduisant drastiquement ses approvisionnements, accuse la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Si le pire devait arriver, les Européens devront être prêts. « Nous devons maintenant prendre des mesures extraordinaires et rapides», affirme la Commission, qui juge qu’il sera toujours moins cher de réduire la demande de gaz que d’être frappé par une rupture d’approvisionnement. Si la Russie venait à arrêter complètement ses livraisons, la croissance en serait affectée : l’économie de l’Union pourrait perdre 1,5 % du PIB, 6% dans certains pays d’Europe de l’Est.



francetvinfo

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