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Boulangers et meuniers en colère contre la baguette « démagogique » de Leclerc à 29 centimes

L’indignation s’est propagée dans toute l’industrie. Des agriculteurs aux boulangers, la filière blé entier s’est indigné mercredi 12 janvier du lancement par le groupe Leclerc d’une baguette à 0,29 euro, dénonçant une campagne « démagogique et destructeur de valeurs ». La veille, Michel-Edouard Leclerc avait annoncé bloquer le prix de la baguette dans les magasins du groupe à 29 centimes d’euros (voire jusqu’à 23 centimes) pendant au moins quatre mois, au nom de la défense du pouvoir d’achat. des Français dans un contexte inflationniste.

Une déclaration de guerre pour toute la filière blé. Céréales, meuniers et boulangers, ainsi que la FNSEA, premier syndicat agricole, s’indignent d’une annonce « démagogique » tandis que « les prix des céréales et par conséquent de la farine, connaissent des prix élevés, que les coûts de production (salaires, etc.) augmentent fortement et que le prix moyen de la baguette, en France en 2021 selon l’INSEE, est de 0,90 euro ».

Cette annonce arrive à un moment critique, alors que les industries et le gouvernement « travailler pour rémunérer équitablement les agriculteurs » et ou « le savoir-faire et la qualité de la baguette française sont en passe d’être reconnus par l’UNESCO ». « On cherche à préserver l’emploi et la qualité, cela a un coût : il faut payer correctement les acteurs, ceux qui plantent, qui récoltent, qui assemblent les grains et font la farine, et ceux qui font le pain. Leclerc a honte », a indiqué à l’AFP Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale des mines de France.

M. Leclerc devra nous expliquer comment et combien il paie les boulangers avec une baguette à 29 centimes

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA,

à l’AFP.

Quant aux meuniers, Jean-François Loiseau s’interroge « où le groupe Leclerc achète sa farine » et « sur quels produits il compensera », tandis que les prix du blé ont augmenté d’environ 30 % en un an.

La veille, Michel-Edouard Leclerc s’est défendu sur BFMTV : « Les fournisseurs de farine ont souvent invoqué la hausse du prix du blé, demandant des augmentations considérables », invoquant son choix sur un « produit phare », « marqueur d’inflation », comme il l’avait fait pour le carburant il y a quelques mois.



francetvinfo

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