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BMCE Capital recommande de cumuler Label’Vie

Label’Vie est un titre à accumuler, selon une recommandation de BMCE Capital Global Research dans sa dernière « Equity Note » dédiée à cette valeur. Cette recommandation repose sur cinq points clés : une percée dans les formats locaux, une année 2021 très favorable, une stratégie de croissance organique toujours agressive, un pari gagnant sur l’externalisation immobilière et une politique de digitalisation lancée récemment.

Label’Vie est un titre à cumuler. C’est ce que préconise BMCE Capital Global Research (BKGR) dans sa dernière « Equity Note » dédiée à cette valeur. « Avec un objectif de cours de 5 265 MAD (objectif de P/E de 31,7x en 2022e et 27,7x en 2023e) et compte tenu d’un Upside de +10,8% par rapport au cours de clôture du 16 septembre 2022, nous recommandons de cumuler le Label « Vie titre », indiquent les auteurs de la note. Cette recommandation repose sur cinq points clés. Le premier est la percée de l’enseigne dans les formats de proximité. « Avec son modèle multiformat, la chaîne de distribution marocaine se positionne sur trois segments avec 12 hypermarchés Carrefour (28% du CA 2021), 12 Hypercash Atacadao (33% du CA 2021) et un nombre croissant de supermarchés Carrefour Market ayant atteint 112 magasins à fin 2021 (36% du CA 2021) pour une superficie de 232 360 m² », indique BKGR.

Le deuxième point est que l’année 2021 a été favorable au groupe qui a réalisé un Top line en amélioration de 7% à 11,758 milliards grâce notamment à un rythme « exceptionnel » d’ouvertures (27 ouvertures) conjugué à un effet volume à périmètre constant. Le troisième point est une stratégie de croissance organique « toujours agressive ». En effet, explique BKGR, pour l’année 2022, Label’Vie continuerait d’étendre son réseau de magasins avec l’ouverture prévue de 24 nouveaux points de vente, dont un hypermarché et 3 Atacadao, o, sachant que 5 magasins Carrefour Market et un Hypercash ont été mis en service au cours du premier semestre. Le quatrième point est « un pari gagnant d’externalisation immobilière ». Le spécialiste de la grande distribution, explique BKGR, vise à séparer son activité de commerce de celle de l’immobilier par le transfert d’actifs immobiliers à un fonds OPCI en vue de leur relocalisation. Ce qui, selon les auteurs de cet « Equity Note », permettrait au groupe de se recentrer sur son cœur de métier et de dégager une nouvelle source de financement pour ses projets de croissance. Le dernier facteur sur lequel s’appuie la recommandation de BKGR est la politique de digitalisation lancée récemment par Label’Vie. « Equity Note » note toutefois que malgré son engagement à développer des solutions E-commerce pour offrir à ses clients une expérience multicanal, l’opérateur reste distancé par le groupe Marjane, qui a gagné du terrain sur la voie digitale avec des offres plus compétitives.

Par ailleurs, cette « Equity Note » identifie plusieurs relais de croissance pour Label’Vie. Il s’agit entre autres du fait que le groupe est leader sur le segment de la grande distribution au Maroc, de la possibilité de revaloriser son patrimoine immobilier et foncier via la cession de son patrimoine à l’OPCI Terramis agréé en janvier 2022, du lancement de nouveaux formats de magasins : Carrefour Express et Supeco. Il s’agit également de la poursuite de la croissance du secteur de la distribution et de ses acteurs historiques, qui disposent d’un potentiel de développement important compte tenu d’un taux de pénétration qui reste faible (17% contre un niveau supérieur à 30% dans les pays comparables).

Cependant, la notation de BKGR identifie également certains risques. Il s’agit notamment du faible nombre d’hypermarchés Carrefour, segment qui pourrait générer des marges importantes, du retard dans le développement du canal E-commerce par rapport à son concurrent Marjane, d’un environnement fortement concurrentiel avec la présence de grandes marques, notamment Marjane et le BIM turc (discounter, concurrent de Supeco). Autres risques relevés, panier moyen encore faible au Maroc en attendant un nouveau palier de croissance de l’économie nationale et contexte inflationniste qui pourrait impacter le pouvoir d’achat des Marocains.



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