Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles locales

Bitume brûlé, tonnes de fumier déversées… À Toulouse, les manifestations agricoles ont causé des centaines de milliers d’euros de dégâts


l’essentiel
S’il est encore trop tôt pour chiffrer le montant de l’ensemble des dégâts commis par les agriculteurs lors de la manifestation du 22 novembre, la facture devrait largement dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros. Les Jeunes Agriculteurs disent prendre le risque de « devoir payer la note ».

Une poignée d’agriculteurs ont suffi à paralyser totalement Toulouse le 22 novembre. En bloquant la circulation avec leurs 80 tracteurs et en brûlant des pneus et quelques bottes de paille, ces agriculteurs ont réussi à perturber la circulation sur les rocades intérieure et extérieure.

A lire aussi :
REPORTAGE. «Nous, les jeunes, en rêvons, nous les vieux, nous mourons»… la colère des jeunes agriculteurs

Conséquence directe : la majorité des usagers se sont repliés sur le réseau routier de la ville, provoquant d’importants embouteillages. Pour la direction de Vinci Autoroutes, qui gère une grande partie du périphérique, la facture est salée. « Nos services ont collecté 12 tonnes de déchets de tous types et les ont acheminés vers un centre de tri spécialisé. Pour l’instant, il est trop tôt pour dire si nous porterons plainte pour cette série d’événements », indique l’entreprise.

12 tonnes de déchets collectés pour classer…

Dès la fin de la matinée, des manifestants ont brûlé du foin, des bâches en plastique et des pneus sur l’A 62, à la sortie « Croix Daurade ». Les services techniques de Vinci sont intervenus rapidement. « Le bitume a été légèrement modifié. Nous avons mis en place des panneaux de signalisation pour stopper les usagers. L’asphalte sera réparé plus tard », précise Vinci. Les manifestants ont récidivé dans l’après-midi en direction de Narbonne. Le tonnage de déchets brûlés était plus important.

La route a été fermée entre 18h00 et 21h30, mais les dégâts ont été assez limités. Comme à la jonction de l’A 620 avec l’A 64 du côté ouest du périphérique, gérée par la Direction du Sud-Ouest, aucune information n’a fuité pour l’instant sur l’ampleur des dégâts causés par les agriculteurs, mais le total Le montant dépasserait plusieurs centaines de milliers d’euros.

La Ville rose paie aussi au prix fort le passage d’agriculteurs en colère. Beaucoup reste à faire pour évaluer en profondeur les actes de vandalisme et le coût du nettoyage des tonnes de lisier, pneus, palettes et foin déversées devant la cité administrative. « Dans le centre-ville, les pelouses ont également été nettoyées. La question est de savoir si seule la surface a été endommagée ou si les réseaux d’irrigation ont également été touchés », précise la mairie.

« Nous sommes au fond du trou »

Romain Deloustal, président des Jeunes Agriculteurs d’Occitanie, sait que le syndicat qui a organisé la manifestation pourrait être contraint de rembourser : « C’est un risque que nous prenons. Je regrette d’en être arrivé là. Notre objectif numéro un n’est pas de bloquer l’entrée de Toulouse. , mais de se faire entendre auprès des pouvoirs publics.

Le préfet n’a même pas daigné nous recevoir et ils ne nous ont rien donné de concret. Ce qui s’est passé ensuite, c’est l’expression d’un ras-le-bol car nous sommes tous au plus bas, avec une inflation de 10 % et une augmentation de nos coûts d’environ 20 % à 40 %. Nous devons nous attendre à ce que nos actions deviennent plus dures.


Gn fr loc

Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
Bouton retour en haut de la page