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Nouvelles locales

Belle attaque. Pour Christian Estrosi, « aucun œil humain » ne pourrait identifier les emplacements du terroriste

« C’est un comportement qui peut poser des questions a posteriori. Mais pas a priori. »

La question hante les parties civiles du procès de l’attentat de Nice : comment les dix passages de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel sur la Promenade des Anglais, au volant de son camion dans les jours précédant le 14 juillet 2016 et qui sont autant de repérages avant l’attentat, n’auraient-ils pas pu sauter sur les agents du centre de supervision urbain ?

« Cette attaque a été perpétrée par un ignoble barbare »

Entendu jeudi après-midi comme témoin dans le procès du massacre qui a fait 86 morts au soir de la fête nationale qui a réuni 25.000 personnes à Nice, le maire de la ville Christian Estrosi a défendu le travail des policiers municipaux, assurant qu’il impossible d’identifier ces repères au milieu des 170 000 passages quotidiens de véhicules sur cette artère majeure de la ville.

« Certains véhicules peuvent passer 10 ou 15 fois par jour sur la Promenade des Anglais », précise-t-il. Ils sont livreurs, infirmiers, facteurs. Pourtant, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a roulé sur le trottoir, ce qui est interdit. Le maire balaye l’argument : « Même si cette infraction avait été constatée, cela aurait été une amende de 90 euros. »

Christian Estrosi explique encore que si aucun bloc de béton n’a été posé pour empêcher l’intrusion d’un véhicule, comme l’ont relevé de nombreuses victimes qui s’étonnent du manque de sécurité de l’événement, c’est parce que le dispositif mis en place avec la préfecture ne prévoyait pas pour elle : « les réunions ont considéré que la relève devait pouvoir passer », disait-il comme Bernard Cazeneuve au même endroit, la semaine dernière.

Comme l’explique l’ancien ministre de l’intérieur, le maire de Nice, il n’y avait « aucune menace identifiée sur la ville » ni « sur les festivités. ». Et rappelle que l’attentat du 14 juillet 2016 « était la première attaque de ce type, utilisant un camion pour commettre une tuerie de masse, sur le sol européen ».

« Cet attentat a été perpétré par un ignoble barbare, juge Christian Estrosi. C’est lui qui a semé la terreur et le chaos, avec l’appui de complices dont il appartient à la justice de juger. »

« Aucun œil humain n’a pu identifier les passages du camion »

Mais c’est sur la vidéosurveillance, très présente à Nice, qu’il concentre ses propos : « 1836 caméras au moment de l’attentat », et « près de 4000 aujourd’hui ». « C’est à travers les images du centre de surveillance urbain qui ont permis de retracer le parcours du terroriste et la préméditation de son acte », souligne-t-il. Des images terribles, qui ont été projetées au tribunal au début du procès.

Pour le premier magistrat, « une seule voie » est envisageable : « l’intelligence artificielle » appliquée à la vidéoprotection, avec « un algorithme » et « la reconnaissance faciale ». Avec un tel système, « un voyant rouge s’allume », permettant de signaler des passages suspects répétés. En juillet 2016, « aucun œil humain n’a pu identifier les passages du camion », a-t-il déclaré. Avec la reconnaissance faciale, il estime que cela aurait pu être le cas.

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