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Attention aux troubles du sommeil !

Le manque de sommeil impacte négativement la concentration dans le jeûne qui n’exprime qu’un seul souhait : dormir.

Le changement des habitudes de sommeil durant le mois de Ramadan expose les jeûneurs à différents risques, allant de la mauvaise humeur à l’irritabilité et au manque de concentration. Pire encore, Leïla Naïm, docteur en psychologie comportementale, estime que les troubles du sommeil sont à l’origine des mauvais comportements et des troubles relationnels.

Les habitudes de sommeil ont tendance à changer pendant le Ramadan. Les personnes qui jeûnent restent debout plus tard que d’habitude et ne dorment pas suffisamment. Certains restent même jusqu’à l’aube pour prendre le « s’hour » avant d’aller se coucher, ce qui n’est pas sans risque. Maux de tête, difficultés de concentration dans la journée ou encore fatigue extrême sont les principaux symptômes observés au cours de la journée chez la plupart des personnes à jeun qui n’expriment qu’une seule envie : dormir. Interrogée à ce sujet, Leïla Naïm, docteur en psychologie comportementale, alerte sur l’impact de ces changements sur les comportements et les relations humaines. « L’interruption des cycles de sommeil l’épuise au plus vite pendant la journée et l’expose à divers risques, notamment irritabilité, mauvaise humeur ou encore difficulté à se concentrer », explique-t-elle. Pour l’expert, cela conduit le plus vite à adopter de mauvais comportements et cela explique l’augmentation, durant ce mois sacré, des actes de « tramdina », des conflits dans le milieu professionnel ou encore des problèmes conjugaux pouvant aller jusqu’au divorce. Leila Naim tient également à dresser un constat très alarmant : le manque de sommeil est aussi à l’origine de l’augmentation du nombre d’accidents de la circulation. « Selon plusieurs études, ce phénomène s’explique par l’irritation et les troubles de l’attention qui sont en rapport avec le manque de sommeil et non avec le jeûne, comme on pourrait le croire », précise-t-elle.

Les réseaux sociaux pointés du doigt
Certes, les troubles du sommeil pendant le ramadan peuvent s’expliquer par le changement du rythme de vie, mais il faut noter que ce phénomène est également dû à plusieurs facteurs. En effet, pousser les pratiques religieuses à l’extrême pendant la nuit, veiller trop tard le soir devant des programmes télévisés ou des réunions de famille, consommer trop de stimulants pendant le ftour… sont les principales raisons invoquées pour expliquer les troubles du sommeil pendant le ramadan. Mais force est de constater qu’un autre phénomène vient s’ajouter à cette liste. C’est l’exposition massive aux réseaux sociaux. Une pratique pointée du doigt par des spécialistes qui estiment qu’Instagram, Tweeter, Facebook ou LinkedIn sont bel et bien des voleurs de temps et d’énergie pendant le Ramadan. Emportés par les différents contenus, les jeûneurs ne se rendent même pas compte du temps qu’ils passent devant leur écran pendant la nuit et, par conséquent, ils se réveillent fatigués, épuisés et incapables de mener à bien leurs activités pendant la journée.

« Il faut comprendre que le sommeil est une horloge biologique régulée par la lumière et l’obscurité. Lorsque ce dernier apparaît, notre cerveau libère une hormone appelée mélatonine, qui est l’hormone du sommeil », explique l’expert. Et d’ajouter que lorsque nous modifions notre rythme de sommeil, nous perturbons notre horloge biologique et avons un énorme impact sur d’autres fonctions biologiques essentielles à notre équilibre physiologique et surtout psychologique. Lorsqu’on lui demande comment optimiser ses heures de sommeil pendant le ramadan, Leila Naim recommande de se coucher tôt, vers 23h pour pouvoir se réveiller à s’heure et se rendormir ensuite. Elle conseille également de faire une petite sieste dans la journée tout en veillant à avoir une alimentation équilibrée avec moins de stimulants. Par ailleurs, « manger des repas trop gras ou consommer beaucoup de stimulants comme le café et le thé sont des habitudes alimentaires qui impactent négativement la qualité du sommeil et conduisent même à l’insomnie », prévient-elle.

Dans un autre registre, l’experte en psychologie comportementale recommande fortement de pratiquer le sport pendant le mois de Ramadan, partant du principe que les activités physiques permettent de réguler les émotions. « Cela permettrait à la personne qui jeûne d’apprendre à mieux contrôler ses émotions en toutes circonstances et d’éviter les comportements dits agressifs », souligne-t-elle tout en précisant que le mois sacré du Ramadan et la bonne occasion de s’entraîner sur la maîtrise de soi.
Il faut rappeler, par ailleurs, que le ramadan est connu pour être bénéfique pour la santé physique et mentale et qu’il vaut mieux en profiter en adoptant de bonnes habitudes, notamment de sommeil. Ceci étant un moment de repos, de récupération et de restructuration pour tout l’organisme.



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