Skip to content
Après une semaine de négociations sur le nucléaire iranien, la déception de l’Occident


Une première semaine décevante sans espoir de percée. Le cycle de négociations ouvert avec le retour à Vienne des négociateurs iraniens, lundi 29 novembre, n’a pas permis la moindre avancée pour tenter de sauver l’accord nucléaire de 2015. Les pourparlers ont été suspendus vendredi 3 décembre après-midi, dans une certaine confusion. Il a été annoncé un peu plus tard que les discussions reprendraient mercredi 8 décembre, le temps pour chaque délégation de faire une pause, de regagner sa capitale et de consulter son gouvernement.

Après cinq jours de négociations, les Etats-Unis et les Européens ont fait savoir, comme le résument ces derniers, « Leur déception et leur inquiétude ». Pour eux, les Iraniens continuent d’avancer des revendications maximalistes pour lever toutes les sanctions approuvées à leur encontre à l’initiative de l’administration Trump, lorsqu’elle a dénoncé l’accord nucléaire il y a trois ans. Ils exigent également des garanties pour éviter tout retrait américain, en cas de nouveau compromis. Deux demandes inacceptables pour Washington.

Pour ne rien arranger, les représentants iraniens ou américains ne se parlent pas directement dans la capitale autrichienne. L’Iran, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine – les pays qui n’ont pas dénoncé l’accord – discutent dans les salons du prestigieux hôtel Coburg, sans les Etats-Unis, installés dans un autre établissement. Les diplomates font la navette pour faire passer les messages. En vain à ce stade.

« Le nouveau gouvernement iranien n’est pas venu à Vienne avec des propositions constructives »La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a interrogé vendredi : « L’approche de l’Iran cette semaine n’a malheureusement pas été de tenter de résoudre les questions en suspens », elle a continué. « Plus important encore, l’Iran est entré dans ce nouveau cycle de négociations avec un nouveau cycle de provocations nucléaires, comme l’a rapporté l’AIEA. [l’Agence internationale de l’énergie atomique], et ils n’ont toujours pas réussi à trouver un accord avec l’AIEA pour rétablir la coopération et la transparence qu’ils ont détériorées ces derniers mois., suite Mmoi Psaki. Téhéran rend difficile l’accès des inspecteurs de l’agence à ses sites.

Temps trop court pour continuer

propositions iraniennes « Sont soit ci-dessous » de l’accord, lorsqu’il s’agit de leurs engagements à mettre fin à leur programme nucléaire, « Ou au-delà » sur les exigences imposées aux Etats-Unis avant d’accepter un nouveau compromis, ont expliqué les représentants français, allemand et britannique. Les Européens soutiennent que le temps est trop court pour procéder sur la base des demandes iraniennes. Ils soupçonnent les Iraniens, qui nient vouloir construire une bombe nucléaire, de continuer à mener à bien leur programme, en jouant la montre au sauvetage de l’accord. Téhéran enrichit déjà de l’uranium à plus de 60 %, en violation de l’accord de 2015, et dispose de centrifugeuses modernes pour produire des matières fissiles.

Il vous reste 16,7% de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.


zimonews Fr2En2Fr

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.