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Après la chaleur, vive les vacances


Des milliers de travailleurs de la construction au Québec accueillent leurs vacances comme une bouffée d’air frais, surtout après la dernière semaine chaude et l’augmentation de l’activité sur les chantiers.

« C’est vraiment la chaleur qui nous donne envie de partir en vacances, on a eu une semaine de fou », raconte le menuisier Olivier Bélair, que nous avons rencontré sur un chantier à Montréal.

Dès midi aujourd’hui, près de 150 000 employés et 20 000 employeurs de l’industrie de la construction à travers le Québec seront en congé pendant deux semaines.

Plus de 553 millions de dollars ont été versés en chèques vacances aux travailleurs.

Le Journal s’est rendu hier sur un site résidentiel du groupe Malo, dans le quartier Ahuntsic, pour y rencontrer des travailleurs, visiblement fébriles à l’aube du long congé.

« Les vacances d’été se font attendre. Nos dernières vacances remontent au début janvier ; personnellement, j’ai hâte », confie le menuisier François Champoux.

Cette pause est encore plus méritée cette année où l’activité sur les chantiers a repris avec une augmentation de 21% des heures travaillées par rapport à 2020.


Christal Choquet finissait de plâtrer les murs d'un chantier de construction résidentielle à Montréal avant une pause bien méritée de deux semaines.

Photo Chantal Poirier

Christal Choquet finissait de plâtrer les murs d’un chantier de construction résidentielle à Montréal avant une pause bien méritée de deux semaines.

Reste au pays

Comme plusieurs de ses collègues, M. Champoux envisage de se rendre au pays avec sa famille.

« Nous allons prendre notre envol en Ontario en faisant du saut à l’élastique, de la tyrolienne et du rafting. On va aussi faire du camping avec la roulotte, ce n’était pas trop cher », explique-t-il.

Malgré la levée des restrictions sanitaires, aucun travailleur rencontré hier n’avait l’intention de passer ses vacances à l’extérieur du Canada.

« En ce moment, les destinations touristiques ne sont pas tentantes de tout casser avec des records de chaleur, mieux vaut rester ici », estime Marc-Olivier Moulin.


Alexandre Perreault était occupé hier à fermer un chantier de construction dans le quartier Ahuntsic sous une chaleur intense.

Photo Chantal Poirier

Alexandre Perreault était occupé hier à fermer un chantier de construction dans le quartier Ahuntsic sous une chaleur intense.

À la maison

En revanche, Alexandre Perreault entend rester chez lui.

« Je vais en profiter pour me reposer avec ma famille. Parfois, avec le travail, on n’a pas beaucoup de temps et la vie passe vite », dit-il.

Selon un sondage de CAA Québec, 65 % des Québécois ont l’intention de passer leurs vacances dans la province, tandis que 5 % prévoient se rendre en Ontario.

Au diable la dépense

Pour beaucoup, la pause va passer très vite. Mais contrairement aux années précédentes, peu de travailleurs ont essayé de prolonger le plaisir.

« Avec le manque de main-d’œuvre, il est difficile de demander une troisième semaine de vacances en été. Deux semaines, tu clignes des yeux, et c’est fini », témoigne M. Champoux.

Et même si l’inflation a atteint 8,1 % en juin, cela ne freinera pas les travailleurs qui souhaitent voyager et dépenser pour profiter des vacances.

« On ne peut pas regagner du temps », lâche simplement M. Bélair, sans trop prêter attention à la facture.

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