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Amos réprime les fausses alarmes incendie


Au cours des trois dernières années, les pompiers d’Amos ont dû répondre à près de 200 fausses alertes, pour une moyenne de 65 par année. Cela représente des coûts annuels pouvant atteindre 200 000 $.

 » C’est un problème sérieux car d’abord, les pompiers sont dérangés dans leur travail pour répondre à une fausse alerte, ce qui perturbe leur employeur. Ensuite, cela coûte à la Ville. La Ville paie les salaires de ces pompiers et les frais de déplacement des camions. Une sortie coûte plus de 3 000 $ en salaires et frais de camionnage. »

Une citation de Guy Béchard, directeur du Service des incendies de la Ville d’Amos

Lutter contre les récidives

Avec la mise à jour de sa réglementation datant de 2004, la Ville d’Amos souhaite avant tout lutter contre la récidive. C’est pourquoi les contrevenants n’auront pas de constat d’infraction à la première infraction.

C’est pour essayer de faire baisser le nombre de fausses alertes. Nous voulons sensibiliser les gens. Il y en a où on va deux ou trois fois et ils ne prennent pas de mesures pour que ça ne se reproduise plus. La première fausse alerte est donc gratuite. Nous irons à l’adresse, nous vous donnerons une copie du nouveau règlement avec des explications. En cas de récidive dans les 12 prochains mois, les 2e, 3e demandes et les suivantes seront facturéesdit Guy Béchard.

Le directeur du service d’incendie d’Amos, Guy Béchard. (Les archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Des amendes en hausse

En vertu de l’ancien règlement, les contrevenants avaient droit à deux premières fausses alertes avant de recevoir un constat d’infraction, qui pouvait aller de 60 $ à 2 000 $. Les amendes ont été modulées selon le type de bâtiment dans la nouvelle version (résidentiel, commercial, institutionnel ou industriel – voir encadré).

Pour une résidence, par exemple, la première amende coûtera 100 $, alors qu’elle était de 60 $ dans l’ancienne version.

Les amendes prévues par secteur

  • Pour les résidences, les amendes seront de 100 $ pour une première récidive, de 200 $ pour une deuxième récidive et de 500 $ pour une troisième récidive.
  • Pour le secteur commercial/institutionnel, les amendes seront de 500 $ pour une première récidive, de 1 000 $ pour une deuxième récidive et de 1 500 $ pour une troisième récidive.
  • Pour le secteur industriel, les amendes seront de 1 000 $ pour une première récidive, de 2 000 $ pour une deuxième récidive et de 2 500 $ pour une troisième récidive.

Un effet pervers

Enfin, Guy Béchard rappelle que les fausses alarmes répétées peuvent avoir un effet pervers dans les immeubles à logements ou les immeubles de bureaux.

Dans les résidences ou les lieux où il y a beaucoup de monde, s’il y a des alarmes à répétition, les gens ne prennent plus ça au sérieux et ils ne sortent plus. Le jour où on aura une vraie alarme, personne ne sortira, et là on aura des ennuisil observe.

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