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AMF : un faux agent de change devra répondre à 27 chefs d’accusation


Un faux courtier qui a investi l’argent d’au moins 25 Québécois sans permis est dans le collimateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui vient d’intenter une poursuite contre lui.

Joël Centeno, 30 ans, sévissait dans la couronne nord de Montréal, notamment à Mirabel et Blainville. Il fait face à 27 chefs d’accusation avec des peines minimales de plus de 500 000 $.

Quant aux sommes qu’il a réussi à soutirer, le régulateur des valeurs mobilières est avare de détails.

« Nous n’avons pas encore établi les montants en cause, précise Sylvain Théberge, porte-parole de l’AMF.

Homme d’affaires très actif

Centeno fait face à 25 chefs d’offre sans prospectus, un chef d’exercice illégal d’une activité de courtier et un chef d’accusation de transmission d’informations fausses ou trompeuses sur les transactions. sur les titres.

Joël Centeno proposait la plupart du temps d’investir sur le marché des changes.

« Généralement, les investisseurs entendent parler de Centeno par quelqu’un qu’ils connaissent avant de les rencontrer personnellement, explique M. Théberge.

L’homme de 30 ans, très actif en affaires, est actionnaire de neuf entreprises enregistrées au Québec. Il est président d’au moins deux d’entre elles, où André Petit apparaît également comme actionnaire.

M. Petit est également courtier hypothécaire dans la région de Québec pour Multi-Prêts. Demandé par Le journal sur ses liens avec Centeno, il affirme que leurs entreprises « n’ont rien à voir avec des hypothèques ou des titres ».

« C’est un groupe d’investisseurs, c’est la seule chose que je peux vous dire », a-t-il déclaré.

André Petit affirme avoir fait « toutes les vérifications » avant de se lancer en affaires avec Joël Centeno. « Ces sociétés ont été créées avec des avocats et des comptables pour que tout soit conforme à l’AMF », précise-t-il.

Il n’a pas voulu en dire plus, préférant parler à son avocat pour savoir « ce qui se passe et ce qu’on peut dire ».

La prochaine étape dans cette affaire est de savoir si Joël Centeno plaidera coupable ou non. Il a jusqu’au 9 février pour déposer son plaidoyer.

– Avec la collaboration de Pascal Dugas-Bourdon



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