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Amasisa cherche à créer des modèles de production agricole durables

Les Péruviens l’appellent le « mère du cacaoyer » : JE’Erythrina amasisa (prononcez « Amassissa ») est un arbre légumineux d’Amazonie, terre natale du cacao. Pousse au plus près des plantes, elle leur apporte l’ombre nécessaire à leur développement. C’est pour honorer ses vertus que l’entreprise sociale française Amasisa, anciennement connue sous le nom de Forest Finance, a repris le nom de cet arbre aux jolies fleurs rouges. Fondée en 2013, la société crée et gère des projets agroécologiques et agroforestiers en Amérique Latine et en France. Labellisée « Entreprise Sociale d’Utilité Solidaire » (Esus) en 2015, elle vise à développer des modèles de production agricole durables et rentables grâce à des financements sociaux, citoyens et responsables. Motivée par la lutte contre le changement climatique, les projets d’Amasisa sont divers : restauration des sols, des forêts, de la biodiversité, séquestration du carbone, agriculture biologique… Au Pérou, depuis 2017 sous le nom de Forestera, l’entreprise associe production de cacao biologique et reforestation. Elle poursuit des projets similaires en France métropolitaine, avec la production de fruits secs près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et dans le Lot-et-Garonne. En Guyane, elle agit pour le reboisement des zones minières, sur environ 150 hectares de forêt. Le principe ? Créer des réseaux d’économie circulaire avec des acteurs locaux exclusivement, et ce pour chaque activité (préparation des sols, construction de systèmes d’irrigation, achat de compost, dépotoir, etc.). « Notre mission est de mettre en place le cadre de chaque projet spécifique : nous agissons un peu comme des chefs d’orchestre », résume Frédéric Lagacherie, président de la société. De la production à la commercialisation de ses produits, Amasisa s’assure que « chaque étape est compatible avec les enjeux environnementaux et sociaux : le choix des pays, des terrains, des partenaires financiers, de nos prestataires, des clients… Tout doit être cohérent avec nos valeurs », précise Frédéric Lagacherie. Ces valeurs écologiques et sociales portées par l’entreprise se retrouvent jusque dans son modèle économique. L’entreprise promeut le recours au financement citoyen, via le crowdfunding (financement participatif), qui représente aujourd’hui 50% des fonds. Ainsi, « plus de 1 800 investisseurs individuels sont actionnaires d’au moins un de nos projets », il continue. Le reste du financement provient de la finance sociale via le label Esus, par exemple le fonds commun de placement (FCP) Finance et Solidarité d’Amundi, ou encore France Active, la fondation Carasso, etc. Les résultats de ces projets semblent prometteurs. « Nous constatons un vif intérêt de la part des petits constructeurs à investir dans ces modèles durables, développe Frédéric Lagacherie. Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération d’agriculteurs, avec une approche plus sociale et plus respectueuse de l’environnement. » Un amortisseur ? « Cela prend du temps. » Amasisa envisage d’étendre sa production aux céréales en France, aux épices au Pérou. Un levier qui apportera « des revenus plus réguliers aux exploitations agricoles »grâce à une diversité « bénéfique »et plus de résilience en cas de choc (gel…).

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