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Allemagne : les sociaux-démocrates, les Verts et les libéraux signent un accord de gouvernement

Un nouvel accord gouvernemental a été trouvé mercredi en Allemagne pour tourner la page des 16 ans de gouvernance Merkel. Le parti libéral héritera du ministère des Finances tandis que les Verts dirigeront un « super » ministère du climat ainsi que la diplomatie.

Les sociaux-démocrates allemands, les Verts et les libéraux ont conclu mercredi 24 novembre un accord de gouvernement. Près de deux mois après des élections législatives marquées par une débâcle historique pour le camp conservateur de la chancelière Angela Merkel, le social-démocrate Olaf Scholz deviendra le prochain chancelier de la première économie européenne, dans une alliance inédite avec les Verts et le parti libéral du FDP.

Ces trois partis ont conclu un « contrat » de coalition intitulé « Oser pour plus de progrès. Alliance pour la liberté, la justice et la durabilité » et qui fait la part belle à la protection de l’environnement, avec notamment une sortie anticipée du charbon. à 2030, contre 2038 auparavant. Parmi les autres mesures phares, que veut mettre en œuvre la nouvelle équipe inédite au pouvoir en Allemagne, figurent le retour à la rigueur budgétaire à partir de 2023 et la légalisation du cannabis.

Olaf Scholz, 63 ans, qui doit être nommé chancelier début décembre par des députés du Bundestag, doit désormais présenter cet accord à la presse. L’Allemagne tournera alors la page des années Merkel, qui ne gère l’actualité que depuis un mois.

Les Verts sont déjà assurés d’accéder au ministère des Affaires étrangères ainsi qu’à un « super » ministère du Climat et de l’Économie tandis que le FDP, très orthodoxe sur les comptes publics, détiendra le portefeuille des finances. .

Pression pour signer un accord

L’accord de coalition a été finalisé après de vigoureuses négociations. Car le temps presse à l’heure où la pandémie de Covid-19 n’a jamais été aussi virulente avec des records quotidiens de nouvelles contaminations et la crainte d’une saturation des hôpitaux.

Signe d’une nervosité croissante face à la flambée de contaminations, Angela Merkel a reçu, mardi soir, à la chancellerie, les dirigeants des partis de la future coalition qualifiés de « feu tricolore ».

La conclusion rapide d’un accord de gouvernement devrait rassurer les autres pays européens, inquiets, après les élections législatives, de voir l’Allemagne, poids lourd de l’UE, sans véritable capitaine à bord.

Et ce, à l’heure où les Vingt-Sept font face à une nouvelle crise majeure à leur porte avec l’afflux orchestré par la Biélorussie de milliers de Syriens et d’Irakiens à la frontière avec la Pologne.

Le SPD à la tête du gouvernement

Olaf Scholz, familier des arcanes de la négociation, a déjà fait ses premiers pas sur la scène internationale en accompagnant Angela Merkel au sommet du G20 le mois dernier à Rome, et en participant de manière informelle aux principaux entretiens bilatéraux, notamment avec le président américain Joe Biden. .

Pour la première fois depuis 16 ans, le SPD, arrivé en tête avec 25,7% des voix aux élections législatives, dirigera à nouveau le gouvernement de la principale économie européenne.

Fruit d’un compromis, le « contrat de coalition » entre les trois parties définit l’ensemble des réformes économiques, environnementales et sociétales que le prochain gouvernement, dont la composition sera prochainement connue, mettra en œuvre.

Elle a été élaborée en un temps record : après des discussions exploratoires, sociaux-démocrates, verts et libéraux sont entrés dans le vif du sujet le 21 octobre avec la constitution de plus d’une vingtaine de groupes de travail.

Au soir des élections, tout le monde avait exprimé sa volonté d’aller vite pour ne pas répéter le scénario de 2017, où Angela Merkel avait mis plus de cinq mois à former son gouvernement, paralysant l’Europe.

Des postes clés pour les Verts

Candidat écologiste malheureux à la chancellerie après une campagne ratée, Annalena Baerbock, 40 ans, devrait prendre la tête de la diplomatie allemande dans un gouvernement paritaire, selon les médias.

Le très important et prestigieux Maroc Finance devrait, quant à lui, revenir au leader du parti libéral FDP, Christian Lindner, tenant une ligne orthodoxe sur les déficits publics.

Le populaire coprésident des Verts, Robert Habeck, devrait, pour sa part, s’installer dans un « super ministère » du Climat, à l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique est au premier plan des débats, dans un pays parmi les plus grands pollueurs de la planète.

Avec l’AFP

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