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Politique

Alain Weil, propriétaire du magazine, affirme être « du bon côté de l’information »

« Les combats de L’Express sont ceux autour de la démocratie, souligne Alain Weill. Alors que le magazine fête ses 70 ans, le propriétaire confirme que le prix de l’hebdomadaire va augmenter.

Alain Weill est l’homme d’affaires qui a relancé RMC, créé BFM TV et repris l’hebdomadaire il y a quatre ans L’Express, créée en 1953 par Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud. À l’occasion des 70 ans du journal, une conférence est organisée à la Maison de la radio et de la musique, le mercredi 18 octobre, sur le thème : « C’était bien hier, ce sera mieux demain. » Il réunira des personnalités comme Bill Gates, Emmanuel Macron et de nombreux experts français et internationaux autour des thématiques emblématiques du journal. Un numéro spécial paraît également jeudi.

franceinfo : Pour les 70 ans du magazine, vous sortez un numéro spécial et organisez une conférence de réflexion sous le signe « Optimisme et engagement ». Est-ce parce que vous avez également pris conscience de la lassitude informationnelle des Français ?

Alain Weil : Nous souhaitions une conférence qui nous ressemble et qui ressemble à notre ligne éditoriale. Le titre précis de la conférence est : « C’était bien hier, ce sera mieux demain », on revient sur l’histoire du journal puis on passe à des sujets d’anticipation comme : quelle sera la médecine de demain ? À quoi ressemblera la technologie de demain ? Intelligence artificielle (IA) ? Avec de grands experts comme Bill Gates qui explique pourquoi demain sera meilleur.

En rachetant L’Express en 2019, vous aviez peut-être des points communs avec les idéaux de ses fondateurs, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud. On se souvient de leur combat contre la peine de mort, pour la légalisation de la pilule. Je l’ai fait aujourd’hui L’Express il faut aussi être militant et sur quels combats ?

J’ai acheté ce journal d’abord parce que je voulais continuer à être utile dans le secteur des médias. Cette marque était en danger de mort et pouvait disparaître. Ainsi, le défi d’assurer la survie d’un journal comme L’Express, qui contribue au débat démocratique depuis maintenant 70 ans, c’était un beau sujet, même si c’était un sujet difficile. J’ai pu le faire parce que j’étais en phase avec l’ADN du journal. Je savais que ce serait facile de travailler avec la rédaction, avec le directeur de la rédaction, Éric Scholl, ce qui est le cas aujourd’hui.

Et sur quels combats L’Express pourrait-il se positionner ?

Les combats de L’Express sont ceux autour de la démocratie. Ce sera le thème principal du premier débat avec Bruno Le Maire et Francis Fukuyama. Les démocraties sont-elles en danger ? Un vrai sujet brûlant en ce moment. La signature de la nouvelle campagne publicitaire L’Express, c’est « Du bon côté de l’actualité ». Au début, ce slogan m’a choqué car je trouvais arrogant qu’on décide d’être du bon côté de l’information.

Un petit bisounour peut-être ?

Non, ce ne sont pas des bisounours, nous sommes du bon côté de l’information. Car au sujet de la guerre en Ukraine, nous sommes du côté de l’Europe, de l’Ukraine. Lorsqu’il y a un débat autour des terroristes, nous sommes également, à notre avis, du bon côté. Alors nous le choisissons et nous affirmons que c’est le bon côté et que l’autre côté n’est pas bon. Sur ces sujets, nous le revendiquons. Sur les questions sociales, L’Express s’est par exemple récemment prononcé en faveur du mariage homosexuel.

« L’Express a toujours été en avance sur tous les sujets de société comme la loi Veil, l’avortement, la peine de mort. Nous sommes toujours, selon nous, du bon côté de l’information. »

Alain Weill, propriétaire de « L’Express »

sur franceinfo

Vous vous inspirez beaucoup de ce qui se passe à l’étranger. BFM TV et RMC se sont inspirés des radios et télévisions américaines et L’Expressquand vous l’avez acheté il y a quatre ans, c’était pour en faire un L’économiste Français avec moins de photos que L’Express d’avant, avec des articles plus longs. Quel bilan faites-vous quatre ans après ?

Positif car aujourd’hui on remonte la maison. Nous sommes dans une situation financière qui assure aujourd’hui la pérennité de l’entreprise puisque nous avons renoué avec les bénéfices. Donc pour les 70 ans, c’est une bonne nouvelle.

Les finances sont à l’équilibre, mais en termes de tirages, il y a quatre ans, on espérait 200000 abonnés. Nous sommes toujours à 100000. Vous êtes toujours en retard Indiquer Et L’Obs. Est-ce une déception ? Que faut-il faire de plus ?

Non, ce n’est pas du tout une déception. C’est un choix assumé. Nous sommes un journal qui a changé de cible. Aujourd’hui, nous sommes sur une cible beaucoup plus restreinte qu’avant, nous ne pouvons donc pas gagner d’abonnés supplémentaires. Le monde de l’abonnement est un monde extrêmement restreint, je l’ai découvert assez récemment, et notre stratégie a plutôt évolué. L’idée aujourd’hui est de rester à 100 000 abonnés, ce qui est déjà un exploit, mais d’augmenter les tarifs. Nous suivons une stratégie de valeur et nous nous adressons à des abonnés ou futurs abonnés qui acceptent de payer plus cher pour une information, je crois aujourd’hui, de meilleure qualité que par le passé.

L’Express TV sera-t-elle en lice pour les prochaines chaînes de la TNT en 2025 ?

Nous examinerons les opportunités si effectivement il existe la possibilité de lancer une chaîne. Ce ne sera pas une chaîne d’information, je ne vais pas lancer la cinquième chaîne d’information maintenant, donc ce sera autre chose. Et puis on verra bien car le monde de la télévision est lui aussi bouleversé en ce moment par la transformation numérique. Nous verrons le moment venu, quel est le meilleur choix.

Regardez cette interview en vidéo :

francetvinfo

Cammile Bussière

One of the most important things for me as a press writer is the technical news that changes our world day by day, so I write in this area of technology across many sites and I am.
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