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Nouvelles locales

Affaire Joël Guerriau : « Je ne savais pas que c’était de l’ecstasy », affirme l’avocat du sénateur


Après l’accusation et Suspension du match Horizontes de Joël Guerriau, son avocat, Me Rémi-Pierre Drai, s’exprime ce samedi. Le sénateur de Loire-Atlantique Elle est accusée par la députée Sandrine Josso de l’avoir droguée à son insu de l’agresser sexuellement ou de la violer. L’élu était accusé Vendredi pour « administration à l’insu de Sandrine Josso d’une substance susceptible d’altérer son jugement ou le contrôle de ses actes, en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle et la détention et l’usage de substances classées comme stupéfiants. Joël Guerriau a également été suspendu ce samedi matin du match Horizontes.

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Son avocat, Rémi-Pierre Drai, a accepté de répondre aux questions de France Bleu.

Son client Joël Guerriau est accusé par la députée Sandrine Josso de l’avoir droguée à son insu dans le but de l’agresser sexuellement ou de la violer. Il a été accusé. Quelle est la version des événements de M. Guerriau ?

Ce n’est pas du tout un prédateur sexuel. Sa version des faits est la même qu’il a spontanément présentée dès la première heure de son interpellation policière, lors de la confrontation avec le député et devant le juge d’instruction qui l’a accusé. Sa version est simple et totalement crédible.

Cela peut vous paraître un peu déroutant, mais c’est la réalité : il n’a jamais voulu administrer une substance à son ami, son collègue, dans le but de commettre un viol ou une agression sexuelle. Jamais. Il s’agit d’une erreur de manipulation. Il avait acquis cette substance dont il ignorait la nature. Je ne savais pas que c’était de l’extase. Quelqu’un au Sénat lui en avait administré comme drogue euphorisante en pleine campagne électorale. Une campagne difficile pour les élections sénatoriales. Je l’avais gardé.

Il comptait consommer cette substance, dont il ne connaissait pas la nature, lundi soir car la journée avait été extrêmement difficile pour lui, avec de nombreux moments difficiles. Mais il ne l’a pas fait. Il avait mis le produit dans une coupe à champagne et a finalement décidé de partir. Et quand il revint de sa promenade, il décida de ne pas le consommer, mais de dormir. Il remit la coupe de champagne à sa place et le lendemain, alors qu’il recevait son amie pour célébrer sa victoire, comme cela était prévu depuis plusieurs jours, il versa le champagne dans cette coupe et elle but le mauvais verre. C’est tout.

Cela peut paraître surprenant, tiré par les cheveux, quoi qu’on veuille, mais il n’existe pas que des vérités douces, simples et simplistes. C’est sa version et je le crois entièrement.

Pourquoi n’a-t-il pas vidé le verre de cette substance au retour de sa sortie ?

Il avait oublié qu’il y avait cette substance dans le verre.

Lorsque vous avez sorti ce même verre le lendemain, n’avez-vous pas réalisé que vous offriez une coupe de champagne avec ce produit à Madame Josso ?

Non, parce que c’est un verre à champagne, il est coloré. Le produit se trouve au fond du verre et c’est une dose très faible, juste un gramme. Il ne le voit pas et sert du champagne à ce collègue. Et cela le consume malheureusement. Mais Joël Guerriau n’avait vraiment pas l’intention de lui administrer cette substance. Imaginer ? A un collègue député qu’il connaît depuis dix ans, qu’il a toujours traité de manière amicale, avec qui il n’a jamais flirté. Je comprends parfaitement la réaction de Sandrine Josso, qui a peut-être été très choquée et qui a eu raison de porter plainte car c’est ce que j’aurais conseillé à toutes les personnes que j’aime après un tel événement. Et en réalité il n’y a ni embuscade ni volonté de la droguer et erreur de manipulation.

Parlez-vous d’un moment stressant pour lui qui lui a donné envie de consommer cette substance, bien sûr ?

Grande fatigue après la campagne électorale. Son épouse l’a accompagné à la gare de Nantes. Ils forment un couple très soudé. Se retrouver à Paris n’est pas toujours facile. Son chat est décédé le même jour, lundi. Quiconque possède des animaux de compagnie peut comprendre à quel point il est douloureux de voir un chat de 20 ans mourir.

Et puis il a également rencontré un de ses amis, qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. Elle l’a vu complètement chauve, après avoir subi une troisième chimiothérapie, et que, d’après ce que j’ai compris, le jour où je vous parle, il est mort. Tout cela l’avait beaucoup ému. Alors cette nuit-là, il ne se sentait vraiment pas bien et avait envie de consommer ce produit euphorisant dont il ne savait pas que c’était de l’extase.

Son parti Horizontes l’a suspendu ce samedi matin. Egalement le groupe parlementaire Les Indépendants – République et Territoires (Lirt). Comment réagissez-vous à cette nouvelle ?

Beaucoup de choses s’effondrent autour de lui. Je propose au parti Horizontes de changer la loi et de mettre fin à la présomption d’innocence. Je propose de passer à la présomption de culpabilité qui pèserait sur chaque personne impliquée jusqu’à ce qu’elle soit déclarée innocente et c’est pourquoi le parti Horizontes va jusqu’au bout. Force est de constater que la présomption d’innocence n’a plus aucun sens pour ses collègues politiques. Je comprends donc qu’ils se protègent, car ils ont peur des vagues. Mais ça va quand même un peu loin. C’est de la politique avec tous ses plaisirs et ses poisons.

Là, il repose avec sa famille. Il compte reprendre sa vie professionnelle normalement. Il ne va pas se suicider, il ne va pas émigrer, il n’ira pas en prison. Vous devez montrer aux autres que vous n’avez aucune raison d’avoir honte. Puis il retournera à une vie normale, à une vie politique. Il ne lui était pas interdit d’entrer au Sénat. Il ne lui était pas interdit de rester sénateur et de remplir son mandat parlementaire. Ensuite, il fera ce qu’il peut faire autant que possible. Il continue d’exercer ses fonctions et, étant suspendu par son parti, il continuera sans étiquette tout en prouvant son innocence.

Des extraits vidéo d’un discours antidrogue prononcé par Joël Guerriau au Sénat alors qu’un sachet d’ecstasy était retrouvé dans son appartement circulent sur les réseaux sociaux. Des traces de drogue ont également été retrouvées dans son sang. N’est-ce pas paradoxal ?

Il n’a qu’un seul discours : celui des méfaits de la drogue. Il prit de l’extase, sans savoir ce que c’était. C’est quelqu’un qui n’a jamais consommé de drogue. Et quand je lis dans certains médias que des quantités de drogues ont été trouvées dans leurs analyses, c’est un non-sens complet, c’est tout le contraire. Dans son sang, dans ses cheveux, dans ses urines, on n’a trouvé aucune trace de drogue. Toutes ces fausses informations sont insupportables. Je pense que nous avons beaucoup foiré dans ce processus. Vous avez également le droit de voir votre honneur préservé.

Quelle est la prochaine étape dans votre approche pour le défendre ?

On l’entendra à nouveau. Nous avons demandé au juge d’instruction que cela se fasse rapidement, probablement début janvier. Et on demandera au juge d’enquêter sur une série de pistes, y compris du côté du plaignant, car il y a deux versions contradictoires.

Encore une fois, je comprends tout à fait pourquoi il a porté plainte, mais c’était tout sauf une embuscade. Cela a une signification très précise et ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Et en outre, il existe de nombreuses divergences dans la présentation des faits, ainsi que de nombreuses incohérences de la part du plaignant.

Contacté par France Bleu Loire Océan, l’avocat de Sandrine Josso n’a pas souhaité s’exprimer.


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Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
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