Politique

à Lyon, la « Société Protectrice des Plantes » chouchoute les plantes laissées seules pendant l’été

« Ces trois sont principalement des Calathea, et le petit est un dérivé d’orchidées. » Des plantes sous le bras, Stéphanie est venue la déposer « bébés » pour son temps de vacances. L’été dernier, la jeune femme avait mandaté son voisin pour arroser ses plantes, mais il les a laissées s’épuiser. Alors, cette année, elle a préféré confier les plus fragiles à un professionnel. « Ils ont encore besoin d’un peu de soin au quotidien »elle reconnaît.

Prix ​​du babysitting : 20 euros pour un mois. Et c’est chez Nicolas Talliu, fondateur de la Société pour la protection des végétaux (SPV). Le gardiennage est une de ses activités avec une philosophie commune : la lutte contre abus de plantes. « Lorsque vous achetez une plante, vous avez les mêmes responsabilités que lorsque vous achetez un animal.il juge. C’est dire : ‘je me suis engagé à avoir quelque chose de vivant, derrière je dois respecter l’arrosage, que je respecte les conditions, que je l’écoute un peu’. Les gens qui la soutiennent viennent me voir spontanément. »

Qui dit gardien de végétaux professionnel dit compétences. Nicolas est un ancien pépiniériste, ancien conseiller commercial et paysagiste. Et il ne se contente pas de faire du baby-sitting, il conseille également ses clients. « Je ferai toujours un petit débriefing à l’entrée ou à la sortie des usinesil dit. La dernière fois que quelqu’un m’a déposé une plante et m’a dit qu’il venait de la rempoter, et quand je suis arrivé ici, j’ai vu qu’elle était complètement moisie. » Il s’est alors permis de changer le pot, qui n’était pas troué. Une petite erreur qui peut être fatale « surtout avant les vacances »il sourit. « C’est un coup dur de revenir et de se dire qu’il ne faut pas partir et qu’en fait, il ne faut pas rempoter… »souffle Nicolas.

Les résidents occupent les bureaux, les escaliers, le mobilier, le pas de porte de la halle des Girondins, immense espace de travail commun. Nicolas modifie l’exposition des plantes en fonction de ce qu’il y observe.

« Une de mes premières clientes adore m’envoyer ses plantes car à chaque fois elle les trouve plus saines. Elle me dit ‘Je ne sais pas ce que je leur fais mais si je reviens et qu’elles sont belles, c’est plus agréable de viens à la maison. »

Nicolas Talliu, fondateur de la Société de protection des végétaux

chez franceinfo

Et comme pour l’animal de compagnie, il envoie des nouvelles de ses protégés sur le compte Instagram de l’entreprise. Tout au long de l’année, avec sa Société de Protection des Végétaux, Nicolas Tallieu récupère des plantes destinées à la benne et leur donne une nouvelle vie, les revend à des particuliers qu’il dirige dans leur garde. Un passionné qui ne prend donc jamais de vacances l’été.

A Lyon, une entreprise chouchoute vos plantes pendant que vous partez en vacances – Reportage de Mathilde Imberty

écouter



francetvinfo

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page