Nouvelles locales

A Chalon, retrouvailles avec la création et l’esprit festif

Chalon (Saône-et-Loire), envoyé spécial.

Chalon dans la rue a ouvert ses portes mercredi avec une idée en tête : retrouver enfin ce qui fait le sel de ce festival, à savoir la réouverture des classes et des collectifs et une programmation qui fait à nouveau la part belle aux déambulations et aux spectacles. grand format. L’esprit festif a donc repris ses droits dans tous les coins de la ville. Mais si le pari est réussi, le défi était de taille après le départ des deux co-réalisateurs, Pierre Duforeau et Bruno Alvergnat, le 31 décembre dernier. C’est donc en toute indépendance que les équipes du festival ont préparé cette édition, en s’appuyant sur le Centre national de Arts de la Rue et Espace Public, l’Abattoir et un travail collectif via des comités de sélection.

Malgré ces conditions particulières, le festival a donc retrouvé sa vocation de donner la parole à de nouvelles créations. Parmi les quelque 150 propositions, que ce soit dans le « partis pris de création » (le in), dans le hors sélection ou dans le programme de présentation de projets dit « l’Aube de la création », un vent de renouveau souffle après deux meurtrières années. Alors c’est si bon de se laisser emporter par Vento, du groupe Zur. Encore une fois, la compagnie, où images et poésie aiment toujours se mêler, sait faire rêver un peu, dans le bleuté d’une toile prise dans la lumière, dans la caresse d’une ombre dans la nuit noire, dans la union voluptueuse d’une voix et d’un geste. Au contraire, c’est les pieds sur terre que la compagnie Urbaindigènes vous invite à lever les yeux vers le ciel. Quelques poutres et cordes, la charpente d’un monde nouveau qu’il faut ériger, et voilà les acteurs qui appellent le public à réaliser Chantier ! Le tour du coq. Car ce n’est que par la force, démocratique et physique, de l’autre que l’édifice et les utopies qu’il inspire prennent forme, voilà ce qui redonne foi en l’humanité !

Et puis, plus intimement, il y a Qui habite, par la société Adhok, le dernier volet d’une quadrilogie sur les différentes étapes de la vie. Après avoir exploré les méandres de l’enfance (avec le nid), les affres de l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte (avec décoller) et adorait l’âge de la retraite (avec SORTIE D’URGENCE), l’entreprise pose avec tendresse toutes les questions qui taraudent les 20-50 ans.

le temps qui passe, les doutes

Dans un schéma scénique sobre (un chariot élévateur qui devient tour à tour un lit conjugal, un petit jardin de pavillon ou un scanner et qui déambule dans les rues) et à l’aide d’accessoires (dont un poisson rouge et des cotillons), tout est dit , la rencontre amoureuse, le premier enfant, le temps qui passe, les doutes et surtout, surtout, cette éternelle envie de mordre la vie. C’est beau, émouvant, porté à la perfection par Doriane Moretus et Patrick Dordoigne ; vous ressortez euphorique sous l’effet d’une dose de bonheur et d’optimisme. Et ça fait du bien ces temps-ci !

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